Amis, collègues de travail et membres de sa famille ont défilé sur la scène pour lui rendre hommage en paroles, en chant en musique. Tour à tour, ils ont reconnu le passionné de la musique, le développeur et le père aimant.
«Aujourd'hui, on rend hommage avec un grand h à un grand musicien et un grand homme. C'est un honneur bien mérité», a d'abord affirmé le maire Ulrick Chérubin, rappelant que le Prix a été institué il y a 14 ans par la Commission des arts et de la culture, à la demande de la Ville.
Récipiendaire de choix
Le président de cette commission, Pierre Laliberté, a fait valoir tout le travail de ce passionné de l'enseignement et de la musique. «Il ne tarde pas, dès son entrée en fonction, à innover et à proposer à ses élèves une activité parascolaire, l'Harmonie Harricana, un fleuron de la Commission scolaire Harricana (CSH)», a-t-il d'abord rappelé.
Nouvellement retraité de l'enseignement (depuis le 14 septembre), Luc Mathieu fut aussi l'instigateur du Rassemblement des harmonies, l'un des artisans de la concentration musique au niveau secondaire, le fondateur de l'Harmonie senior et s'est impliqué activement dans la relance du chapitre régional de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ-AT).
«Son dévouement, son implication dans le développement de la musique ainsi que ses nombreuses réalisations font de Luc Mathieu un récipiendaire de choix pour le Prix reconnaissance Thérèse-Pagé», a souligné M. Laliberté.
Plus qu'un père
Son frère Jean-Marc ainsi que ses fils Jean-Philippe et Hugo ont fait connaître davantage le frère et le père de famille, avec une bonne dose d'humour. Son frère a relaté les origines de ce fils d'un père agronome et d'une mère responsable, toujours là pour ses trois enfants.
Témoignant de leur amour, ses fils ont parlé d'un père toujours présent, de bonne humeur et prêt à leur donner du temps. «On est vraiment chanceux de t'avoir comme père, et surtout d'avoir le privilège de te voir tous les jours. Notre père, c'est plus que notre père, c'est notre chum», a notamment déclaré Hugo, qui a suivi ses pas dans l'enseignement de la musique.
Il a fait la différence
«Sans nous tromper, nous pouvons affirmer que Luc, en tant qu'enseignant et éducateur, a fait la différence pour plusieurs jeunes. Luc n'est pas seulement engagé dans son rôle d'enseignant dans sa classe et de directeur artistique au sein de ses écoles, il est une personne que toute direction souhaite avoir au sein de son équipe», a fait remarquer l'ancien directeur de l'école secondaire La Calypso et de la CSH, Guy Baril.
Trois des cinq femmes de sa vie, Line Brochu, Lynda Poulin et Carmen Laliberté (les deux autres étant son épouse Diane Dallaire et sa petite-fille Léonie) ont habilement rappelé, avec beaucoup d'humour, leur cheminement commun.
Tous ces hommages étaient entrecoupés de moments musicaux. On a pu entendre la musique d'ambiance du pianiste Charles Duguay, la chorale d'amis dirigée par Gaëtan Roberge, une version adaptée des Aveux de La Périchole d'Offenbach (opérette pour laquelle il a fait ses premières armes de directeur musical avec la chorale Satya) à laquelle ont participé plusieurs collaborateurs et deux pièces du stage band Polyjazz dirigé par son fils Hugo.
«Sans nous tromper, nous pouvons affirmer que Luc, en tant qu'enseignant et éducateur, a fait la différence pour plusieurs jeunes» - Guy Baril
Un reconnu reconnaissant
«On a dit Luc, c'est le fun, tu l'as bien mérité. Oui, merci, je l'ai bien mérité, mais ça ne se fait pas tout seul. Et vous l'avez entendu tout au long de la soirée. Merci pour le prix, j'aimerais remercier tous les gens qui s'y greffent. Tout ça ne s'organise pas tout seul. Ça prend beaucoup de personnes. Soyez assurés que ce sera gravé à jamais dans… dans mon petit cœur. Merci beaucoup», a-t-il déclaré le récipiendaire, après une soirée riche en émotions.
Il s'est montré reconnaissant à l'endroit de son épouse Diane et de sa famille, des Sœurs de l'Assomption, de ses collègues de travail, des administrateurs, des parents bénévoles, des élèves musiciens, des directions d'école et de la Commission scolaire Harricana qui l'ont appuyé tout au long de sa carrière.
Revoyez notre article au sujet de Luc Mathieu, paru en mars dernier: «J'ai toujours aimé faire ça, c'est ma passion»



