Le Domaine Bellevie, rappelons-le, est un projet domiciliaire visant à développer 465 nouveaux terrains destinés à la construction résidentielle à l'est du Domaine Bellevue, à la sortie sud d'Amos.
Dans le projet original, présenté il y a un an exactement, la partie nord devait accueillir des quatre logements, puis en se dirigeant vers le sud, on retrouvait une section pour les maisons en rangée, des habitations trifamiliales, bifamiliales puis ensuite, des résidences unifamiliales isolées pour la très grande majorité du développement.
Changement demandé
Or, depuis ce temps, le promoteur Clément Houle et sa société C2V3 ont revu leurs plans, constatant une demande importante pour des résidences unimodulaires, qu'on a longtemps appelées des maisons mobiles. Ils souhaitent donc maintenant modifier le zonage de la partie nord afin d'y développer plutôt 74 terrains destinés à cet usage.
La Ville d'Amos a donc enclenché le processus pour modifier son règlement de zonage et son plan d'urbanisme. Le Comité consultatif d'urbanisme a étudié le projet, faisant passer le nombre de terrains d'une centaine à 74 avec l'accord du promoteur. L'assemblée publique de consultation sur le projet a eu lieu le 19 mars et a permis de constater une vive opposition de la part des gens du secteur.
Dépréciation des propriétés?
M. Houle a eu à défendre son projet alors qu'une quarantaine de citoyens du quartier adjacent ont manifesté des craintes face à la dévaluation possible de leurs propriétés, si on laisse s'implanter autant de résidences unimodulaires dans leur secteur.
Il a assuré que ce ne serait pas le cas. «J'ai vérifié avec un évaluateur qui m'assure que rien ne justifierait une dépréciation dans une telle situation. Et selon ce que j'ai pu constater dans d'autres villes de la région, comme Rouyn-Noranda et Val-d'Or, où des projets similaires ont été réalisés, il n'y a pas eu de perte de valeur», a-t-il répondu, en précisant qu'il prévoyait des terrains de 47 à 55 pieds de largeur et de 110 à 120 pieds de profondeur.
Consultation insuffisante
Un autre citoyen, Jean-Pier Frigon, a mis en doute la demande si grande pour des résidences unimodulaires, alors que la phase I de son projet avec la Ville dans l'ouest n'a trouvé à ce jour que 10 preneurs pour 17 terrains.
Il a aussi déploré le fait que la consultation dans ce dossier ait été insuffisante, bien que la Ville ait fait les choses dans le respect des règlements. De plus, pressé par le temps (la séance du conseil municipal qui suivait a commencé avec une dizaine de minutes de retard), le conseiller Sébastien D'Astous a dû couper court à la consultation, au grand dam des citoyens présents.
Le conseil municipal a décidé de tenir une deuxième séance de consultation en avril afin de laisser la chance à tous de se prononcer. Les élus auront ensuite à décider s'ils acceptent de modifier ou non les règlements de zonage et le plan d'urbanisme.



