«Je crois qu’on peut viser le milieu du peloton. Nous serons contents si on se classe 4e ou 5e (parmi neuf formations), a mentionné James Rail, qui entame sa deuxième campagne comme entraîneur-chef de l’équipe du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.
«Nous avons ramené Sonia Robitaille au poste d’attaquante à l’aile, ce qui aura un impact majeur. Avec elle et Catherine Rivard (une recrue), ça va nous donner des belles frappes à l’attaque», a ajouté Rail.
Le pilote a au moins une autre raison de croire que ses protégées, malgré leur inexpérience à ce niveau-là, sauront bien s’en tirer. Et possiblement faire mieux que l’édition 2011-2012 (7e place sur 9 avec une fiche de 4-12).
«Le caractère pourrait faire une grosse différence, a-t-il affirmé. Ces filles-là ont des têtes de cochon (!), elles n’aiment pas perdre, ça les choque quand les choses ne vont pas à leur goût, elles ont un grand désir de vaincre et elles travaillent fort pour gagner», a souligné Rail.
Compenser par la volonté
Il faut dire que les joueuses des Astrelles, pour la plupart, ont connu beaucoup de succès durant leur carrière au niveau secondaire, remportant plusieurs titres provinciaux et même nationaux dans certains cas.
Elles se connaissent et sont habituées de gagner ensemble, mais ça ne garantit pas le succès immédiat au niveau collégial. Et James Rail en est bien conscient. «Les filles tombent dans un nouveau calibre et elles doivent maintenant affronter des joueuses de 20 ans, ce qui demandera une période d’ajustements, a-t-il fait remarquer. Comme la face de notre équipe a beaucoup changé, je ne m’attends pas à ce qu’on défasse la baraque avant Noël. Mais une fois l’acclimatation faite, l’histoire devrait être différente.»
«Le caractère pourrait faire une grosse différence. Ces filles-là ont des têtes de cochon (!), elles n’aiment pas perdre, elles ont un grand désir de vaincre» - - L’entraîneur-chef James Rail
Autre facteur qui pourrait jouer en défaveur des Astrelles cette saison, c’est leur manque de grandeur. «Avec seulement deux filles de plus de 5’10’’, notre équipe est plus petite que la moyenne, a signalé Rail. Pour compenser, il va falloir travailler très fort en défense, vouloir toutes les balles. Et du vouloir, on n’en manquera pas», a-t-il assuré.
Du travail de développement
Secondé par trois adjoints en Marc Langlois, Serge Hurtubise et Cassandra Buteau-Pilon, James Rail amorce la saison avec les vétérans Joanie Chevrier, Sacha Falardeau, Dalyane Cormier et Sonia Robitaille, de même que les recrues Jani-France Guilbault, Alexie Racicot-Ruel, Cynthia Audette, Marika Larochelle, Shanie Dubois, Éliane Dumont, Rayanne Paquette et Catherine Rivard.
«Nous n’avons plus de super vedette comme Émilie Germain-Russel ou Valérie Lemay, mais en revanche, les filles ne seront plus portées à trop jouer en fonction d’une joueuse, a signifié Rail. C’est le fun de repartir avec une équipe toute nouvelle; on va pouvoir travailler avec les filles sur leur développement. Deux ou trois recrues vont se retrouver sur le six partant», a-t-il indiqué.
Les Astrelles du volleyball vont entreprendre leur calendrier régulier de 16 matchs cette fin de semaine, au Cégep de Rouyn-Noranda, en affrontant Lionel-Groulx et Bois-de-Boulogne. Elles prendront la route le week-end suivant pour se mesurer à Sherbrooke et Édouard-Montpetit (à Longueuil).



