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Billy Larochelle veut dompter des taureaux sauvages

Billy Larochelle

La monte du taureau sauvage par Billy Larochelle, lors du Festival western de Guigues, le 6 août dernier.

Martin Guindon
Publié le 17 Août 2011
Publié le 17 Août 2011
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Abitibi Express

Le jeune cow-boy réalise son rêve devant les siens à Guigues

Âgé de seulement 16 ans, le Témiscamien Billy Larochelle a déjà réalisé son plus grand rêve, participant à la redoutable épreuve de la monte du taureau sauvage dans un rodéo professionnel à Kapuskasing, puis au Festival western de Guigues.

Sujets :
Stampede de Calgary , Festival western de Guigues , Guigues , Kapuskasing , Ontario

«J'y rêve depuis la première fois que j'ai vu le rodéo à Guigues. J'y vais chaque été depuis que je suis tout petit. J'ai fait le rodéo de mouton, que j'ai gagné, et celui de poney. J'ai tout le temps eu en tête de monter un taureau sauvage. J'aime l'adrénaline et j'ai tout le temps travaillé avec les animaux», confie l'adepte de compétitions de gymkhana dont le père, Paul, opère une écurie.

Son rêve est devenu réalité une première fois le 25 juillet, au Lumberjack Festival de Kapuskasing, en Ontario. Arrivé la veille, il a pu emprunter le matériel nécessaire auprès d'autres cow-boys participants, par l'entremise d'une amie, Stéphanie Boland. Grâce à elle et Andy Dinnissen, il a aussi eu droit à un cours en accéléré de bull riding.

«C'était ma première fois et je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Il y a beaucoup de techniques à apprendre. On ne fait pas juste s'asseoir sur le taureau. Ils m'ont montré comment me placer et préparer mes affaires», confie celui qui a été renversé par l'animal avant les huit secondes réglementaires. Il faut dire que la bête se laisse rarement dompter, même par les pros aguerris.

Devant les siens

S'il était nerveux à Kapuskasing, ce n'était rien à comparer avec sa participation aux compétitions du vendredi 5 août et du samedi 6 août à Guigues, devant les siens. «J'étais beaucoup plus nerveux. D'abord, c'est un plus gros événement, et ensuite, je connais beaucoup de monde au Témiscamingue. J'ai vécu une merveilleuse fin de semaine», souligne-t-il.

Encore là, sous les bruyants encouragements de la foule, le p'tit gars de Guigues n'a pu rester sur le dos de la bête pendant huit secondes. «On m'a dit que ça pouvait prendre de 10 à 20 essais avant de réussir son premier huit secondes. Je pense que j'aurais pu y arriver le vendredi soir à Guigues. Mais je suis droitier et si je tombe du côté gauche, ma main va rester prise après le taureau. J'ai eu peur que ça arrive et j'ai donné un coup vers l'autre côté, qui m'a fait tomber», raconte-t-il, ne semblant pas s'en faire outre mesure.

Ce n'est qu'un début

Il faut dire que ce n'est là qu'un début pour le jeune cow-boy, qui a clairement attrapé la piqûre. «Je vais continuer à faire du rodéo. Au printemps, je veux participer à l'école de rodéo du Festival western de St-Tite. Je veux ensuite commencer à courir les rodéos; sortir de l'Abitibi-Témiscamingue», précise celui qui compte sur le support de ses parents, qui avaient d'abord montré une certaine réticence.

«Le Stampede de Calgary, ce serait tout un défi. Il me reste encore beaucoup de chemin à faire avant d'arriver là» - Billy Larochelle

Une réticence compréhensible. Monter une bête féroce de plus de 1800 livres avec une seule corde pour se tenir, pour ensuite devenir une cible facile au fois au sol, ça n'a rien de bien rassurant. «L'endroit où j'ai le plus peur, c'est dans la chute du départ. Une fois que t'es sorti, tu fais juste te faire brasser. Ensuite, c'est une fois par terre que j'ai le plus peur, parce que le taureau peut revenir te charger. Samedi soir à Guigues, c'est juste pour dire qu'il m'a manqué», fait-il remarquer, calmement.

D'abord St-Tite

Quand on lui demande s'il a le prestigieux Stampede de Calgary dans sa mire, Billy Larochelle se montre hésitant pour une rare fois de l'entrevue.

«Calgary, ce serait tout un défi. Il me reste encore beaucoup de chemin à faire avant d'arriver là. Pour l'instant, l'objectif qui me semble le plus réaliste, c'est de me rendre au Festival western de St-Tite», finit-il par admettre.

À bien y penser, garder la tête froide doit être une qualité importante, voire cruciale, pour pratiquer ce sport extrême.

Voyez la vidéo en cliquant sur l'onglet En vidéo, au-dessus de l'article.

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