Selon le commissaire, les faibles assistances dans les arénas de la région ne sont qu’un phénomène cyclique.
«Le cas des Foreurs n’est pas anormal, a-t-il déclaré. L’organisation a connu de bonnes saisons par le passé et les efforts sont mis pour ramener les gens en plus grand nombre à l’aréna. Je suis convaincu que la situation va se régulariser à court terme. Je ne pense pas qu’aucune des deux équipes de l’Abitibi ne va quitter la Ligue. Ce sont des franchises bien établies qui comptent sur un bon support de la communauté et des autorités municipales.»
Il n’en demeure pas moins que le maire Fernand Trahan évoquait la disparition des Foreurs pas plus tard que l’été dernier, quand la Ville a accepté de procéder à un ultime sauvetage. À cet effet, Gilles Courteau ne s’inquiète pas de voir les Foreurs vivre avec un fusil sur la tempe.
«J’avais rencontré le maire Trahan l’an dernier et je vois son intervention comme un élément positif. C’est son rôle de lancer un tel message à sa communauté. Je constate aussi que les gens des Foreurs travaillent bien et je suis confiant que le problème va se résorber sous peu», a-t-il répliqué.
Ligue à deux vitesses?
Se portant à la défense de la qualité du spectacle offert par sa ligue, Gilles Courteau a aussi reconnu qu’il était important de se pencher sur les disparités qui existent entre les grands et les petits marchés quand vient le temps de recruter des joueurs de talent.
«Nous voulons améliorer la situation de l’approvisionnement en joueurs. Un comité a été formé à ce sujet. Le problème n’existe pas seulement chez nous, mais dans les trois ligues au Canada. On va en discuter et en arriver à des propositions et des solutions», promet-il.
Retombées de 86 millions $
Devant la Chambre de commerce de Val-d’Or (il sera à Rouyn-Noranda ce soir), Gilles Courteau a fait valoir que son circuit générait des retombées économiques de plus de 86 millions $ par année au Canada, permettant de générer ou conserver quelque 650 emplois.
Le commissaire a aussi souligné l’excellence de l’encadrement pédagogique des joueurs, arguant que ceux-ci réussissent leurs études collégiales dans une proportion de 85 pour cent. La Ligue a aussi versé plus de 8 M $ à ce jour en bourses d’études à ses anciens joueurs.


