Le Tour du Silence pédale jusqu'à Val-d'Or

Valérie
Valérie Maltais
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Ll'événement le Tour du Silence, se tiendra le mercredi, 16 mai à Val-d'Or. Cette randonnée «silencieuse» de 14 km à vélo vise la sensibilisation du partage de la route entre cyclistes et automobilistes. Une aventure du genre avait d'ailleurs réuni quelque 150 cyclistes à Amos, en 2010.

Michel Leduc, membre organisateur du premier Tour du Silence en Abitibi-Témiscamingue, a présenté le projet aux membres des médias le 9 mai, en conférence de presse.

Il s'agit de faire la promotion d'un comportement sécuritaire par tous les utilisateurs de la chaussée, mais aussi de commémorer les cyclistes qui ont perdu la vie dans un accrochage avec un véhicule.

Le projet a vu le jour à Dallas, aux États-Unis, par le biais du conjoint d'une victime happée mortellement par un autobus. L'idée s'est répandue de bouches à oreilles et 1000 personnes ont choisi de participer à la première édition du Tour, en 2003.

La Fédération québécoise des sports cyclistes a pris l'initiative d'emboiter le pas l'année suivante, avec 100 participants. Sept ans plus tard, 4460 cyclistes ont roulé aux différents Tour du Silence répartis dans 28 municipalités du Québec.

À chaque ville son histoire

Le tracé du parcours valdorien s'amorcera et se terminera à la polyvalente Le Carrefour. Le Tour traversera le village minier, prendra la 4e Avenue et bifurquera jusqu'au carrefour giratoire près d'Hydro-Québec.

Le groupe prendra ensuite un tronçon de la route 117 en mémoire de Ted Jetté, heurté à mort alors qu'il y roulait à vélo, en 1989. L'un des deux fils du défunt a d'ailleurs confirmé sa présence pour la randonnée.

Le groupe remontera finalement vers le centre-ville par le chemin Sullivan et la 3e Avenue pour revenir à bon port.

Une responsabilité partagée

Selon Claude Brien, membre d'Accro-Vélo et membre organisateur du Tour, une activité comme celle-là a sa place dans la région puisqu'elle vient renchérir sur la prudence et le partage de la route, de la même façon qu'une annonce d'un accident peut le faire dans les nouvelles.

«Des comportements dangereux on en voit autant du côté des automobilistes que des cyclistes, affirme-t-il. Maintenant, les chauffeurs peuvent dépasser un groupe de cyclistes à gauche, mais il y a beaucoup de gens qui ne le font pas. Quand tu fais quelque chose de pas correct, c'est ta vie que tu risques.»

Un bilan en amélioration

Selon les données de la Société de l'assurance automobile du Québec, 15 accidents mortels ont été répertoriés en 2011 pour l'ensemble du Québec. Sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue, on parle d'un décès et de 24 incidents recensés l'an dernier.

Les statistiques sont à la baisse. Le nombre cumulatif de blessures, mineures ou majeures, allant jusqu'à la mort a chuté de plus de 2400 à près de 1850 dans les cinq dernières années.

«Je crois qu'il y a une meilleure sensibilisation. Ça va de génération en génération et avec l'expérience. Il y a 20 ans, si je n'avais pas la préoccupation en voyant le cycliste, de me tasser ou de lever le pied, et bien là, je l'ai», a évoqué M. Leduc.

Ceux qui désirent participer devront s'inscrire sur place, à la polyvalente Le Carrefour à partir de 18h. Le départ sera lancé à 18h30 et, bien sûr, le port du casque sera obligatoire.

Organisations: Fédération québécoise des sports cyclistes, Groupe de cyclistes à gauche, Société de l'assurance automobile du Québec

Lieux géographiques: Québec, Val-d'Or, Dallas États-Unis Chemin Sullivan Territoire de l'Abitibi-Témiscamingue

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