Une passion qui donne le vertige

Martin
Martin Guindon
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Mathieu et Pascale s'adonnent à l'escalade depuis dix ans

Depuis maintenant dix ans, les Amossois Pascale Bernier et Mathieu Chevrier partagent une passion vertigineuse pour l'escalade. Ils se consacrent corps et âme à cette discipline, en plus de contribuer à son développement dans la région.

Pascale et Mathieu ont découvert l'escalade il y a plus de dix ans, mais c'est lors de leurs études à l'Université Laval qu'ils y ont véritablement pris goût. «On a recommencé à en faire au mur intérieur du PEPS et on avait des amis qui grimpaient à l'extérieur sur des parois rocheuses. On a décidé de s'équiper et on a commencé à en faire régulièrement», précise d'entrée de jeu la jeune femme de 29 ans.

«C'est rapidement devenu une passion, poursuit-elle. On aime être à l'extérieur et faire du plein air. C'est intense comme activité. On ressent toujours beaucoup d'adrénaline. On repousse constamment nos limites. On s'est mis à y aller toutes les fins de semaine. On s'est même organisé un voyage de deux mois dans l'Ouest pendant un été lors de nos études.»

«C'est l'une des rares activités sportives que l'on peut pratiquer ensemble où je ne suis pas avantagé par ma taille ou ma musculation, fait remarquer pour sa part Mathieu Chevrier, lui aussi âgé de 29 ans. Le fait que Pascale soit si petite et légère compense pour mes muscles.»

Retour en Abitibi

Ses études complétées, le couple est revenu s'établir dans la région en 2005. «C'était peu développé ici. Je me suis mis à ouvrir (retirer les roches friables, visser des ancrages, nettoyer les craques, etc.) des voies d'escalade autour d'Amos, comme à St-Félix-de-Dalquier (au bout du chemin des rangs 4 et 5). Avec Mario Labbé, j'en ai aussi développées une dizaine au Mont-Vidéo, où je donne encore des formations aux animateurs des camps d'été», précise Mathieu Chevrier, qui initie de plus une centaine d'élèves du secondaire inscrits en option plein air à la polyvalente La Forêt d'Amos

Puis, par un hasard des plus fortuits, ils ont appris l'existence de voies d'escalade dans les collines Kekeko à Rouyn-Noranda, développées par François Roy dans les années 90. Au fil des ans, avec des amis friands eux aussi de l'escalade, ils ont ouvert de nouvelles voies. On en compte maintenant une trentaine. Et si vous croyez que l'absence de hauts sommets prive la région de bons sites d'escalade, détrompez-vous.

Une richesse en Abitibi

«C'est une richesse que l'on retrouve dans peu de régions au Québec. Ce que l'on a ici comme parois rocheuses est comparable à ce qu'il y a dans l'Ouest canadien. C'est seulement peu développé. Il n'y a pas encore un grand nombre de grimpeurs, mais c'est en train d'exploser présentement à Rouyn-Noranda avec le mur intérieur public aménagé à l'école La Source, géré par le club d'escalade Le Rappel du Nord. On est seulement une vingtaine à grimper sur des parois rocheuses à l'extérieur», fait remarquer Mathieu Chevrier.

Toutefois, avec seulement trois personnes qui ouvrent des voies, la progression est lente. «La Fédération québécoise offre des formations. On voudrait bien en organiser une à Rouyn-Noranda pour mieux nous outiller pour ouvrir des voies. Le temps que je passe à ouvrir, je ne grimpe pas. Et on paie de nos poches. Cette année, on a fait un pot pour partager les frais à cinq grimpeurs», précise Mathieu.

«Juste aux collines Kekeko, il y a de la place pour ouvrir encore de 200 à 300 voies. Je pense qu'on va s'écœurer de faire de l'escalade avant d'avoir fini», rigole Pascale.

Mais cet écœurement n'est pas pour demain. Le couple occupe tous ses temps libres avec l'escalade. Chaque fin de semaine de l'été, il est aux Kekeko ou dans les Laurentides. Il multiplie les voyages d'escalade (aux Gunks dans l'État de New York l'été dernier, à Cuba cet hiver et en Thaïlande l'été prochain). Et il est tellement mordu qu'il a son propre mur d'escalade dans sa maison.

Mot d'ordre: sécurité

Dans les faits, l'escalade est un sport peu coûteux à pratiquer. On peut s'équiper adéquatement (harnais, système d'assurage, dégaines, chaussons) pour moins de 200 $. Mais si on veut en profiter pleinement, il ne faut jamais non plus oublier la dimension sécuritaire.

«Pour nous, le mot d'ordre, c'est la sécurité. Quand c'est bien fait, il n'y a pas vraiment de danger. On le pratique ensemble depuis toujours. L'un agit comme assureur pour l'autre pendant qu'il grimpe. On se revérifie constamment. En dix ans, il ne nous est jamais arrivé de badluck. On touche du bois. Mais on ne prend pas de risques inutiles», assure Mathieu Chevrier.

Pascale et Mathieu ont fait l'objet d'un reportage à l'émission Tout le monde dehors de Télé-Québec, diffusée le 28 novembre. On peut revoir l'épisode sur le site internet de l'émission: www.telequebec.tv/emissions/toutlemondedehors

Organisations: Université Laval, Fédération québécoise, Télé-Québec

Lieux géographiques: Rouyn-Noranda, Collines Kekeko, Amos St-Félix-de-Dalquier Québec Laurentides État de New York Cuba Thaïlande Abitibi

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