«Ma présence au Pro Tour pourrait être compromise»

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Martin Guindon
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Keven Lacombe se remet lentement de ses blessures

Le cycliste professionnel Keven Lacombe (SpiderTech propulsé par C10) se remet lentement de ses blessures infligées lors d’une chute au critérium des championnats canadiens de vélo sur route, le 26 juin. Sa convalescence de quatre à six semaines pourrait toutefois lui coûter sa participation aux Grands Prix Pro Tour de Québec et de Montréal (9 et 10 septembre), qui était son grand objectif cette saison.

Keven Lacombe, dans les instants qui ont suivi sa chute, lors du critérium des championnats canadiens de vélo sur route, le 26 juin. (Photo: Rob Jones/Canadian Cyclist)

«Présentement, il est certain que ma présence aux courses Pro Tour pourrait être compromise. L'équipe a prévu plusieurs courses en Europe tout au long du mois d'août en préparation du Pro Tour. Je devais prendre part à ces courses. Tout cela est à réévaluer de semaine en semaine. Je ne sais pas encore quand je vais pouvoir reprendre l'entraînement. Lorsque j'aurai le feu vert des médecins, je pourrai évaluer quels seront les prochains objectifs», a-t-il confié, le 12 juillet, le jour de son 26e anniversaire de naissance.

L’entrevue a dû être réalisée par courriel. L’Amossois ne peut en effet s’exprimer verbalement, en raison des quatre fractures qu’il a subies à la mâchoire et au menton. «Les deux plus importantes sont des fractures intra-articulaires des condyles mandibulaires au niveau où s’articule la mâchoire, précise-t-il. Selon les chirurgiens, ce type précis de fracture est rare et complexe. J’ai aussi une fracture ouverte au niveau du menton et une au niveau du maxillaire. La chirurgie consistait à fixer avec des plaques et des vis les fractures et à brocher mes dents ensemble afin d’immobiliser ma mâchoire. La chirurgie fut un succès.»

Extrêmement souffrant

Une telle chirurgie nécessite une longue convalescence, puisqu’il s’agit de fractures instables et que l’immobilisation est donc encore plus importante.

«Pour l'instant, je ne peux ouvrir la bouche, explique Keven Lacombe. C'est difficile de m'alimenter et impossible de m'entraîner. Pendant les deux premières semaines, c'était extrêmement souffrant. Malgré la médication, c'était difficile à soulager. Maintenant, je recommence à dormir et à prendre le contrôle sur la douleur. Une semaine après la chirurgie, il y a eu une petite complication. J'ai fait un abcès près du site chirurgical. J'ai reçu le traitement approprié et maintenant tout est sous contrôle.»

Le cycliste récupère de sa chirurgie entre Amos, où il reçoit ses traitements et fait l’objet d’un suivi par ses médecins, et Montréal, où il trouve le réconfort auprès de sa compagne.

«Je savais que ce n'était pas une chute habituelle. Il y avait beaucoup de sang et ça faisait vraiment mal» Keven Lacombe

Une chute inexplicable

Quand on lui demande ce qui a entraîné sa chute, Keven Lacombe a du mal à mettre le doigt dessus. «Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, admet-il. J'étais dans le virage et la dernière chose dont je me souviens, c'est que j'étais à terre et que ça faisait mal. Soit que c'est ma pédale qui a touché le sol ou c’est ma roue qui a glissé. Sur le moment, je savais que ce n'était pas une chute habituelle. Il y avait beaucoup de sang et ça faisait vraiment mal.»

Ironie du sort, il ne devait même pas participer au critérium à l’origine. «En effet, c'est un changement de dernière minute, concède-t-il. La majorité des coureurs de notre équipe y prenait part. Moi, je ne voulais pas participer par peur de chuter (le risque est plus élevé dans ce genre de course) et nuire inutilement au reste de mon calendrier. Mais si mes coéquipiers font la course, je me dois de la faire aussi pour jouer mon rôle de coéquipier.»

Des soins de qualité

S’il a été traité d’urgence à l’hôpital du Mont Sinaï de Toronto, le soir de l’accident, c’est à l’hôpital d’Amos qu’il a subi sa chirurgie et obtenu ses soins de santé. Keven Lacombe s’est d’ailleurs montré fort reconnaissant à l’endroit de l’établissement et de son personnel soignant.

«Il est certain que je remercie l'ensemble du personnel hospitalier d'Amos qui m’a accueilli peu de temps après l'accident. Nous sommes choyés d'avoir d’aussi bons services de santé à Amos. J'ai été extrêmement bien soigné. Dr Ghyslain Cormier et Dr Francis Croteau ont fait un excellent travail. J'ai aussi reçu beaucoup de support et de mots d'encouragement de plein de gens. C'est apprécié et c'est bon pour le moral», conclut-il.

Organisations: SpiderTech

Lieux géographiques: Europe, Amos, Montréal Hôpital du Mont Sinaï de Toronto Hôpital d’Amos

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  • luc frenette
    31 juillet 2011 - 08:10

    Dr Cormier est un excellent chirurgien maxillo-faciale pour avoir eu l'occasion de travailler avec lui pour 2 ans Bonne recuperation monsieur lacombe Je suis votre equipe assudiment Go Spider tech Sincerement Dr Luc Frenette LFRENETTE@UAB.EDU