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Neuf personnes ont reçu un organe en 2011

Normand Lemieux (Photo: archives/Martin Guindon)

Normand Lemieux (Photo: archives/Martin Guindon)

Martin Guindon
Publié le 10 Mai 2012
Publié le 10 Mai 2012
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Abitibi Express

La région n'a théoriquement produit aucun donneur d'organes en 2011, mais neuf personnes ont néanmoins pu en recevoir un, alors que 25 personnes sont toujours sur les listes d'attente.

Sujets :
Transplant Québec , Hôpital de Montréal , Amos

C'est en effet le bilan tracé par l'organisme Transplant Québec pour la dernière année, et validé auprès de Normand Lemieux, infirmier ressource pour la région.

«Nous avons eu deux références pour des donneurs d'organe l'an dernier, mais finalement, aucun d'eux n'était éligible. Il faut souligner que les gens qui subissent des traumatismes graves et qui décèdent dans un hôpital de Montréal où ils avaient été transférés ne comptent pas dans nos statistiques si jamais ils donnent leurs organes. Dans les 160 donneurs répertoriés à Montréal, il peut facilement y en avoir quatre ou cinq qui viennent de la région», estime-t-il.

Moins de gens en attente

Quant aux neuf receveurs d'organe, un a obtenu un poumon double, trois ont reçu un foie et cinq ont hérité d'un rein. La région avait dénombré huit receveurs d'organes en 2010.

Pour ce qui est des gens de la région qui attendent un organe pour améliorer leur condition de vie, leur nombre a baissé de 32 en 2010 à 25 en 2011. La très grande majorité d'entre eux, soit 20, ont besoin d'un rein. Une personne est en attente pour une greffe de cœur, deux pour des poumons doubles et deux pour un foie.

De plus en plus facile

En poste depuis 2003, Normand Lemieux est à même de constater qu'il est tout de même de plus en plus facile d'obtenir le consentement des familles quand l'option du don d'organe se présente.

«Les gens sont mieux informés et ça va mieux. La création du registre de la Régie de l'assurance-maladie et celui des notaires ont aussi beaucoup aidé. Il faut toujours signer l'endos de sa carte d'assurance-maladie et surtout bien informer sa famille de notre volonté, parce qu'en fin de compte, c'est toujours elle qui prend la décision», rappelle-t-il.

Ce dernier a multiplié les conférences et rencontres d'information depuis neuf ans pour sensibiliser les équipes médicales, infirmières et ambulancières sur les façons d'identifier les donneurs potentiels et d'aborder les familles. Il rappelle aussi que dans le cadre de ses fonctions, il assure un suivi de deuil auprès des familles après un don d'organe.

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