Le condom mal aimé des Témiscabitibiens

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Patrick Rodrigue
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Malgré les campagnes de prévention contre les infections transmissibles sexuellement (ITS), le condom continue d’être boudé par la population de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce, encore plus que dans le reste du Québec.

En dépit des campagnes de prévention, le port du condom entre difficilement dans les mœurs des Québécois, mais encore plus chez les Témiscabitibiens.

C’est ce que révèle un récent portrait publié par l’Agence régionale de la santé et des services sociaux à partir des résultats d’une enquête réalisée en 2008 par l’Institut de la statistique du Québec et à laquelle environ 3000 personnes de la région avaient participé.

Écarts significatifs par rapport au Québec

Il appert ainsi que 77 pour cent des hommes de 15 ans et plus actifs sexuellement ont déclaré ne jamais recourir au condom. Chez les femmes, 80 pour cent ont indiqué que le condom n’était jamais utilisé lors d’une relation sexuelle. Au Québec, ces proportions sont plutôt de 70 et de 72 pour cent. Cet écart est qualifié de significatif par l’Agence.

L’enquête a aussi permis de déterminer, sans réelle surprise, que l’utilisation du condom diminue avec l’âge. Ainsi, pas moins de 91 pour cent des hommes de 45-64 ans et 94 pour cent des femmes ne s’en servent pas dans la région. Le fait d’avoir un partenaire stable peut certes y contribuer, mais le fait de ne pas reprendre cette habitude après une séparation ou un décès, par exemple, risque d’entraîner une hausse des cas d’ITS dans cette tranche de la population.

C’est toutefois au niveau des 25-44 ans où l’écart est le plus inquiétant. Alors que le taux de non-utilisation du condom est de 63 pour cent chez les hommes et de 68 pour cent chez les femmes, il grimpe respectivement à 76 et 77 pour cent en Abitibi-Témiscamingue.

Le message de la prévention passe mal

Ces constats n’annoncent rien de bien encourageant, d’autant plus que la région a connu en 2011 sa pire des récentes années en matière de cas d’ITS, notamment au chapitre de la chlamydia et de la gonorrhée. Des maladies qui pourraient être évitées par le port du condom.

Même s’il demeure la clef, le message de la prévention semble donc avoir encore de la difficulté à passer.

Organisations: Agence régionale, Institut de la statistique du Québec

Lieux géographiques: Québec, Abitibi-Témiscamingue

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