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Les infirmières ne veulent pas aller en grève



Daniel Pronovost, conseiller syndical en Abitibi-Témiscamingue, et Carole Grant, vice-présidente de la FIQ. (Photo: Martin Guindon)

Daniel Pronovost, conseiller syndical en Abitibi-Témiscamingue, et Carole Grant, vice-présidente de la FIQ. (Photo: Martin Guindon)

Martin Guindon
Publié le 2 Septembre 2010
Publié le 2 Septembre 2010
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De passage dans la région dans le cadre de la tournée d’information de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), la vice-présidente Carole Grant a réitéré que son syndicat ne veut surtout pas utiliser son droit de grève et ne le fera qu’en dernier recours.

Sujets :
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) , Québec , Amos , Abitibi-Témiscamingue

La FIQ, qui représente 1500 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes en Abitibi-Témiscamingue, effectue actuellement une tournée dans 65 établissements dans 7 régions du Québec. Mme Grant a fait des arrêts à Amos, La Sarre, Rouyn-Noranda et Ville-Marie afin d’échanger avec les membres sur les négociations avec Québec.

Si l’exécutif des autres centrales syndicales a accepté un projet d’entente à la table sectorielle de la santé, la FIQ a rejeté les offres patronales. Toutefois, la FIQ représente 80 pour cent des employés syndiqués de ces professions au Québec.

Le bon choix

«Nous ne sommes pas contre tout ce qu’il y a dans l’entente, mais on estime que considérant l’ampleur de la pénurie actuelle dans le réseau, il faudrait être beaucoup plus attractif et essayer de retenir les employés. Dans cette tournée, les membres nous disent qu’ils sont d’accord avec le fait que nous ayons rejeté l’entente. Nous avons fait le bon choix. Et ils sont découragés de la situation. Nous avons un mandat de grève, mais ce n’est pas le but. On veut négocier», a notamment indiqué Mme Grant, rencontrée à Amos le 1er septembre.

Cette dernière donne pour exemple l’aménagement du temps de travail, où la FIQ est en désaccord avec certains points. «Pour se prévaloir de la semaine de quatre jours, la personne devra trouver quelqu’un pour la remplacer la 5e journée, en plus de convertir 10 journées de vacances, des congés fériés et de maladie. De plus, ce serait seulement possible pour les quarts de soir et de nuit. On est contre le nombre de journées de vacances exigé, le fait que ça soit à la personne de trouver son remplaçant et on veut que ça s’applique sur les trois quarts de travail», explique Mme Grant.

En fait, la FIQ travaille sur quatre priorités. Outre l’aménagement du temps de travail, elle veut une reconnaissance accrue des responsabilités, de la formation et des inconvénients de ses membres, notamment au niveau des primes salariales.

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