Dans un communiqué émis le 2 septembre, le vice-président de l’Assemblée nationale se dit préoccupé par la crise qui secoue actuellement le département d’orthopédie régional, au Centre de santé et de services sociaux Les Eskers de l’Abitibi à Amos. Les cinq orthopédistes y font des moyens de pression depuis le 9 août, ne pratiquant plus que des chirurgies urgentes.
Les médecins dénoncent ce qu’ils considèrent être une injustice, alors qu’ils sont limités à 192 arthroplasties par année, tandis que leurs collègues des autres régions peuvent en poser à volonté.
«Monsieur le Ministre, puisque votre précédente carrière vous a fait passer par notre région, vous savez à quel point notre centre d’orthopédie constitue une fierté au chapitre de la qualité des soins prodigués. Limité dans ses actions, j’exprime la crainte de voir notre département d’orthopédie s’affaiblir au point de perdre cette crédibilité si chèrement acquise, et ce, au détriment de notre population», affirme dans sa missive le député Gendron.
Comme nous l’indiquions dans notre édition du 24 août, le programme d’accès la chirurgie, qui permet notamment aux orthopédistes d’autres régions de poser des prothèses de hanche et de genou à volonté, pénalise actuellement l’Abitibi-Témiscamingue, qui ne remplit pas le seul critère d’admissibilité. Ce critère est d’effectuer plus d’interventions chirurgicales dans la région que lors de l’année de référence du programme, qui est 2002-2003.


