Défi relevé en équipe dans des conditions extrêmes

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Martin Guindon
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Une grande leçon pour Hans Pelletier au Mont Washington

C'est dans des conditions extrêmes que Hans Pelletier et les 24 autres membres de sa cohorte de l'École d'entrepreneurship de la Beauce (ÉEB) ont relevé leur premier défi, celui de gravir le Mont Washington. Confrontés aux éléments, ils ont appris à gérer l'incertitude et à travailler en équipe.

«Ils ont réussi à relever leur défi. Et ils sont partis de rien. Il y avait deux ou trois personnes en excellente condition physique il y a six mois. On les a préparés et mis en forme. Ils ont aussi appris à gérer l'incertitude. Il faut accepter d'entrer dans la bulle de l'autre. Il faut prendre des décisions ensemble», explique Gilles Barbot, président du Groupe Esprit de Corps, dont c'était le 42e groupe qu'il préparait pour cette ascension qui a pour but de transformer équipes et individus.

L'exploit a pris une tournure très différente, gracieuseté de Dame Nature. Le jeudi 26 avril au matin, on prévoyait des vents de 12 km/h et une température avoisinant les 5 degrés Celsius. Or, l'équipe a été confrontée à une première incertitude… de taille. «En arrivant, il a fallu prendre une décision de groupe. La météo ne tenait plus. La tempête se levait. Les vents, du nord-ouest, étaient de 120 km/h sur la montagne», raconte Hans Pelletier.

«Ce sont des conditions qui sont probables à cette période de l'année. Un jour sur trois, il y a des vents de plus de 100 km/h sur cette montagne. La moyenne est de 40 km/h. Mais là, ils étaient de plus de 100 km/h, faisant passer les -10 degrés pour -30 avec le facteur éolien», précise M. Barbot.

Nouvel itinéraire plus exigeant

Ainsi, au lieu de gravir un versant pendant sept heures, pour dormir dans un condo et ensuite compléter l'ascension avec une dernière heure de marche le lendemain, les plans ont changé radicalement.

«On a choisi de monter par le versant est. C'était plus à pic, mais les vents étaient moins forts (80 km/h). On a monté pendant trois heures pour dormir dans une cabane à trois murs, à -25, dans des sacs de couchage vraiment pas prévus pour ça. J'ai gelé comme je n'ai jamais gelé. Il faisait noir à 18h30, on s'est couchés. À 4h30, nous étions tous réveillés. À 7h, nous avons levé le camp et à midi, nous étions enfin au sommet, où les vents étaient de plus de 120 km/h. Il fallait tenir les filles, le vent les faisait tomber», relate Hans Pelletier.

Une longue descente face au vent

Une fois au sommet, où on n'y voyait guère, le groupe a fait une photo. Puis, ce fut le moment de la descente, cinq heures de marche en pente descendante… face au vent. «Il fallait se tenir en groupe de cinq ou six pour ne pas tomber. Nous avions tous 40 livres de stock sur le dos et nous transportions le matériel de ceux qui n'en pouvaient plus. J'avais les mollets en feu. Ce fut vraiment tout un travail d'équipe. Dans de telles conditions, il faut prendre des décisions rapidement et ce n'est pas le temps de s'engueuler», souligne l'Amossois.

Au terme de la longue marche de cinq heures face au vent, ce fut mission accomplie. «Nous étions très fiers. Notre défi était de gravir la montagne et d'en redescendre tous les 25. Pas question de laisser personne derrière. On va à la vitesse du plus lent. Il faut bien s'entendre. En bas, on a tous témoigné pendant deux à cinq minutes chacun de notre expérience. Pendant deux heures, nous étions 25 à pleurer. C'était beaucoup d'émotion», affirme Hans Pelletier.

Se découvrir, puis s'apprivoiser

«Plusieurs personnes ont eu des brûlures par le froid. Ils avaient eu l'expérience du Mont Sainte-Anne en février pour se préparer à l'ascension. Il faut d'abord se découvrir soi-même, puis apprivoiser les autres», estime Gilles Barbot.

«Les cinq premiers modules que l'on vient de franchir nous préparaient à ce défi. Il reste dix modules et deux défis. Chaque fois, c'est pour amener l'entrepreneur à un autre niveau. Dans les deux derniers modules, nous avions appris à exploiter l'incertitude, puis à décider et s'engager», rappelle Hans Pelletier, dont le 6e module aura lieu en juin, puis le 7e en septembre.

Voyez nos deux articles précédents portant sur Hans Pelletier et sa participation à l'École d'entrepreneurship de Beauce:

Coaché par les plus grands entrepreneurs du Québec

Hans Pelletier: «Ma vie a changé»

Organisations: Groupe Esprit de Corps, École d'entrepreneurship de Beauce

Lieux géographiques: Mont Washington, Mont Sainte-Anne

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