L’organisation lui a remis un tableau de la Ligue midget AAA en guise de reconnaissance, avant le début du 3e match de la série qui opposait les Forestiers au Rousseau-Royal de Laval-Montréal.
«Ça fait drôle. Je suis content, c’est un honneur. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, mais ça fait plaisir. Je l’accepte avec beaucoup d’humilité. On a voulu souligner l’ensemble de ma carrière, mais tout au long de celle-ci, j’ai toujours été épaulé par des gens qui travaillaient dans l’ombre. Je le reçois pour eux et aussi pour ma famille, qui a toujours été derrière moi», a affirmé Gaétan Dupuis, rencontré après la remise.
Un gars compétitif
Ce dernier a été initié au tir à l’arc par son beau-père et son beau-frère, ses partenaires de chasse qui s’étaient alors convertis à cette nouvelle discipline. «Ma blonde (Nathalie Gravel) m’a acheté un arc pour Noël, son père m’a montré comment tirer, je me suis inscrit au club des archers de Malartic où j’habitais à ce moment et une semaine plus tard, je participais à ma première compétition. Je suis un gars compétitif dans tout», admet d’emblée M. Dupuis, qui est originaire de Macamic.
Ce sens de la compétition et cette passion pour le tir à l’arc l’ont mené à de grandes choses. À son arrivée à Amos en 1992, il s’est joint à Gaétan Chénier et Pierre Marinier, qui relançaient le club des archers. Depuis il a toujours siégé au conseil d’administration de l’organisme et il en a été le président pendant plusieurs années. C’est lui qui a fait venir à Amos le championnat canadien de tir à l’arc sur cibles animalières il y a deux ans et il en a fait un succès sur toute la ligne.
Il a toutefois quitté le conseil du club, l’an dernier, cédant la présidence à son fils, Alexandre. «Quand tu penses avoir fait le tour, faut que tu te tasses et que tu laisses la place à d’autres», précise celui qui préside toujours l’association régionale de tir à l’arc.
Un entraîneur aguerri
Mais l’implication bénévole et les succès de Gaétan Dupuis ne se sont pas limités qu’à la gestion du club, il fut aussi un entraîneur aguerri qui a conduit certains de ses archers vers les plus hauts sommets. Il est allé deux fois aux championnats du monde, soit au Mexique avec ses enfants Alexandre et Carolyne, puis en Turquie avec Carolyne.
«Les jeunes que j’ai coachés ont fait le tour du Canada en vannette, rigole-t-il. Je pense que l’une de mes plus belles réalisations comme entraîneur, c’est l’année où les quatre jeunes que je coachais étaient champions provinciaux, deux d’entre eux étaient champions canadiens (Alexandre et Carolyne), une autre était deuxième (Véronique Verreault) et l’autre était troisième (Gilles Tremblay).»
Gaétan Dupuis n’est pas vilain non plus derrière un arc. En 2005, il a participé aux Jeux mondiaux des pompiers et policiers, où 64 pays étaient représentés, et il avait décroché deux médailles, même s’il n’avait pas compétitionné depuis longtemps. Cette année-là, il a été récipiendaire de l’épinglette d’or de la Fédération de tir à l’arc du Québec pour sa contribution au développement de cette discipline en Abitibi-Témiscamingue.


