Les faits remontent au dimanche 9 janvier. La bête reconnue pour sa grande férocité (elle peut tuer un grizzly en dépit de sa petite taille) rôdait sur le site du campement minier depuis le 21 décembre. Le département de l’environnement de la mine avait alors obtenu une autorisation pour abattre l’animal pour des raisons de sécurité.
«Le 8 janvier, mon partner et moi on est tombé pratiquement face à face avec. Il était sur le toit du campement. On a appelé l’environnement puis on a continué notre chemin. À notre retour, on l’a revu, il était à environ 500 ou 600 pieds de nous. Le gars de l’environnement ne se sentait pas à l’aise et m’a demandé si j’étais un chasseur. J’ai répondu que oui, mais par le temps que je m’installe, le carcajou était déjà rendu 1500 ou 1600 pieds. C’était trop loin, je risquais plus de le blesser qu’autre chose», raconte le mécanicien de bâtiment âgé de 34 ans.
Le retour de la bête
Le lendemain, alors qu’il prenait sa pause à la cafétéria du campement, l’Amossois et ses collègues de travail ont vu le carcajou s’en venir en provenance du lac.
«Le gars de l’environnement est allé chercher la carabine et je me suis trouvé une place dans une aile pour pouvoir m’installer, au rez-de-chaussée. Je l’ai perdu de vue, mais les gars dans la cafétéria le voyaient et me guidaient. Finalement, j’ai dû me déplacer vers les tentes extérieures. Un renard est apparu, puis j’ai vu le carcajou, qui devait être à 50 ou 75 pieds de moi. J’étais vraiment bien placé. Je l’ai abattu de la première balle, dans l’estomac. Les Inuits étaient vraiment contents. Ils en avaient pas mal plus peur que nous», souligne Michel Angers, qui a réalisé son exploit avec une carabine de calibre 300 Magnum, à mire ouverte.
Un petit carcajou
«C’était un petit carcajou, selon les Inuits. Il pesait environ 50 livres. Ce fut toute une expérience. C’est assez rare qu’un Blanc a l’occasion d’en tuer un. Le gars de l’environnement était derrière moi avec un 12, au cas où j’aurais manqué le carcajou ou qu’il aurait chargé vers moi. Avec l’instinct du chasseur, je n’ai jamais pensé à ça. Et je ne pensais jamais chasser au Nunavut!», confie en riant celui qui est chasseur à l’orignal.
Lisez notre article complémentaire: Le carcajou, ce mal-aimé



C criminel , ca fait vraiment dur en plus qu il sourit ....... ca vaut 3 ans de prison et une ammende! Devriez avoir honte d en faire la promotion M.Guindon !!!!! Bravo environnement , on voit comment vous gerez bien vos propres loi !