Le cheminement de ce Rouynorandien de 27 ans, maintenant établi à Laval, est tout à fait phénoménal. Après avoir travaillé dans les mines pendant six ans, il a subi un grave accident de moto le 1er août 2005, qui avait notamment coûté la vie à une personne. Il lui a alors fallu deux ans de réhabilitation. Des séquelles physiques l’ont toutefois obligé à réorienter sa carrière.
«J’avais subi des fractures à la hanche, au poignet et j’avais une épaule déboitée, explique Éric Désabrais. Je ne pouvais plus pratiquer mon métier dans les mines. J’avais une maison, un bon salaire et je commençais à avoir une certaine stabilité. Ce jour-là, tout a basculé.»
Ses deux forces
Déjà photographe pour le plaisir, ayant exercé lors de shows Hip Hop Dépendant d’Anodajay et au FME, il s’y est remis pendant sa convalescence. «J’ai eu vraiment la piqûre avec mon premier contrat professionnel, lors de la 34e finale régionale centralisée des Jeux du Québec d’hiver à Rouyn-Noranda. Avec une équipe de neuf photographes, on prenait et on vendait des photos de tous les athlètes participants», confie celui qui a alors découvert sa bosse des affaires.
Il a donc choisi d’allier ses deux forces et s’est inscrit au cours de photographie commerciale du Collège Marsan à Montréal. À mi-chemin de sa formation, il a soumis son portfolio au gérant d’artistes Eduardo Da Costa.
«J’ai fait gratuitement les photos du lancement de Marie-Chantal Toupin, et ça m’a rapporté. Je fais maintenant des contrats pour EDC Musique, Musicor et bien d’autres. Pendant le cours, je remettais des travaux en retard parce que j’étais débordé de travail», se souvient Éric Désabrais.
Passionné
Dynamique et passionné, il a vite su faire sa place et développer sa clientèle avec son entreprise Optika (www.optika-photo.com), fondée il y a deux ans. Innovateur, il aussi su développer continuellement de nouveaux services afin de répondre aux différents besoins de chacun de ses clients. Décidément, il maîtrise l’art de rebondir.
«Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir monté une équipe toute rouynorandienne ici.» - Éric Désabrais
Aujourd’hui, avec son équipe, il peut prendre en charge tout l’aspect visuel d’un artiste (photo, vidéo, graphisme), faire de la sonorisation de même que fabriquer et vendre sur la route des produits dérivés, et on en passe. Il a aussi fondé une division de gérance et de production, Optika Musique. Et d’autres projets germent dans sa tête.
«Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir monté une équipe toute rouynorandienne ici. Mon frère Rémi s’occupe des produits dérivés. Brian Meyers, de Mauvaise Frékence, travaille en sonorisation. Ma blonde, Krystelle Mayrand, fait la comptabilité. Les étoiles étaient vraiment bien alignées. Et je n’aurais jamais pu réussir tout ça sans le support et l’appui de mes parents, qui sont toujours à Rouyn-Noranda», souligne Éric Désabrais.


