Afin de permettre aux individus et organismes concernés de bien préparer leur mémoire en vue des audiences publiques, des séances d’information seront organisées par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). On y présentera alors en détail le projet. Les participants ne pourront pas émettre de commentaires ou de suggestions, seulement demander des précisions.
Ces séances auront lieu le 18 avril au Centre de Témiscaming et le 19 avril au Théâtre du Rift à Ville-Marie. Dans chaque cas, les présentations débuteront à 19h.
Deux jours d’audiencesLes audiences publiques, qui permettront aux participants de présenter des mémoires et de suggérer des modifications ou des améliorations, se dérouleront pour leur part au Centre de Témiscaming, les 9 et 10 juin, à compter de 9h30 chaque jour.
Toute personne ou organisme intéressé à donner son avis sur le projet doit faire connaître son intention au MDDEP en faisant parvenir, au plus tard le 18 mai, un mémoire expliquant leur opinion. Ce mémoire peut être envoyé par courriel au opemican@mddep.gouv.qc.ca ou par la poste. Les coordonnées complètes sont disponibles au www.mddep.gouv.qc.ca/parcs/opemican.
L’autre joyau vert de la régionCouvrant une superficie de 341 km2, le projet du Parc national d’Opémican est bordé par les lacs Témiscamingue et Kipawa. On y retrouve de nombreux cours d’eau, dont les chutes de la rivière Kipawa, ainsi que plusieurs falaises qui permettent au faucon pèlerin, une espèce vulnérable, d’y nicher, ce qui constitue une particularité remarquable de ce futur parc. Une partie du territoire (237,7 km2) est d’ailleurs actuellement protégée par le statut de réserve de biodiversité projetée.
On retrouve aussi dans le secteur des bâtiments qui témoignent des activités de flottage du bois qui s’y sont déroulées de 1888 à 1975. Le statut de parc national permettrait d’ailleurs de les mettre en valeur, notamment l’auberge Jodoin, construite en 1883, le troisième plus ancien bâtiment de l’Abitibi-Témiscamingue.
Un atout majeurPar voie de communiqué, Tourisme Abitibi-Témiscamingue a d’ailleurs manifesté un vif intérêt à l’endroit du projet, estimant à 7,5 M $ les retombées annuelles, sans compter la création d’une trentaine d’emplois. «L’arrivée d’un deuxième parc national dans la région positionnerait l’Abitibi-Témiscamingue comme une destination plein air importante», a fait valoir l’organisme.



