Mines Aurizon et la Coopérative forestière Saint-Dominique, qui pilote le projet, ont finalement conclu une entente en ce sens après plusieurs mois de négociations. «On a déposé au gouvernement une demande en lien avec l’efficacité énergétique en vue de débuter le projet cet automne. Il ne nous reste qu’à livrer la bataille pour obtenir du financement», a indiqué Christian Léveillé, directeur du bureau lasarrois de la coopérative.
Projet de 3 M $Évalué à 3 M $, le projet consiste à doter la mine d’un système de chauffage à la biomasse qui servirait à chauffer l’air envoyé dans les galeries. Casa Berardi pourrait ainsi réduire sa consommation de propane, de l’ordre de quelque deux millions de litres par année.
«On ne remplacera pas complètement le système actuel, a précisé M. Léveillé. On va plutôt s’assurer d’installer le meilleur système combiné possible. La biomasse devrait cependant avoir la priorité.»
La chaufferie de Casa Berardi devrait ainsi consommer chaque année quelque 5000 tonnes de branches, écorces et autres résidus forestiers. Cette biomasse proviendra essentiellement de l’Abitibi-Ouest. «L’approvisionnement devra demeurer local, sans quoi les coûts liés au transport de la biomasse viendraient gruger toutes les économies que son utilisation va permettre», a expliqué Christian Léveillé.
Masse critique«Le fait d’avoir un partenaire solide comme Aurizon devrait raviver l’intérêt pour la biomasse en Abitibi-Ouest» - Christian Léveillé
Le développement du projet de Casa Berardi devrait par ailleurs permettre à la coopérative forestière d’atteindre une masse critique intéressante de biomasse pour pouvoir lancer d’autres projets.
«Que ce soit 5000 ou 15 000 tonnes, ça nous coûte la même chose à produire, a commenté M. Léveillé. De plus, le fait d’avoir un partenaire solide comme Aurizon devrait raviver l’intérêt pour la biomasse en Abitibi-Ouest. Car si les gens d’affaires sont plutôt ouverts, l’appui politique est un peu plus frileux.»
La Ville de Macamic a d’ailleurs donné son aval au projet de doter l’école Le Séjour et le Centre Joachim-Tremblay d’une chaufferie à la biomasse. Il ne reste à la coop qu’à obtenir l’autorisation de la Commission scolaire du Lac-Abitibi.


