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«On veut dresser un portrait de la prostitution à Val-d’Or»

Annick Boissonneault, Roxane Savard, Alexandre Naud Fournier et Audrey Pigeon. (Photo: Myriam Grenier)

Annick Boissonneault, Roxane Savard, Alexandre Naud Fournier et Audrey Pigeon. (Photo: Myriam Grenier)

Myriam Grenier
Publié le 16 Novembre 2011
Publié le 16 Novembre 2011
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Des étudiants forment un comité sur la violence en prostitution

Dans le cadre de leur cours Intervention auprès des collectivités 2, quatre étudiants au baccalauréat en Travail social de l’UQAT, campus de Val-d’Or, ont mis sur pied un comité contre la violence faite aux femmes en prostitution. Ils espèrent ainsi les aider à s’en sortir.

Sujets :
Groupe d’échanges , Val-d’Or

Pour les étudiants du projet, Roxane Savard, Annick Boissonneault, Alexandre Naud Fournier et Audrey Pigeon, la prostitution relève de l’exploitation sexuelle et non d’un métier comme un autre. «Dans notre travail universitaire, le but général est de faciliter la reconnaissance de ce fait par la population. Ensuite, nous visons trois objectifs: regrouper les citoyens autour du phénomène, comprendre les mythes l’entourant et venir en aide aux femmes», fait valoir Mme Boissonneault.

Cette dernière rencontre souvent d’anciennes prostituées par son travail chez l’organisme Assaut sexuel secours de Val-d’Or. «Les femmes qui viennent nous voir arrivent brisées et démolies. Les utiliser et les payer pour de la sexualité, pour moi, ça ne relève pas d’un consentement. Les femmes en prostitution se ramassent là par manque d’argent, de drogue, elles ont été abusées sexuellement ou battues… Je n’appelle pas cela un choix éclairé», estime Annick Boissonneault.

Question de survie

Pour l’étudiante impliquée chez Assaut sexuel secours, la prostitution devient une question de survie. «Il n’y a pas juste la prostitution de rue, mais celle de fin de mois. Des filles couchent avec leur propriétaire ou avec des clients réguliers pour payer leur loyer, pour survivre, souligne-t-elle. C’est un cercle vicieux, car tu te prostitues pour payer ta drogue, et tu prends de la drogue pour te prostituer.»

Données sur les femmes… et les clients

Afin de dresser le portrait de la situation à Val-d’Or, les membres du comité (huit pour le moment) réaliseront une enquête sur le terrain. «Il y a une recherche sur l’itinérance autochtone avec quelques chiffres en prostitution, mais ce n’est pas le portrait complet. C’est ce qu’on veut faire», précise Annick Boissonneault.

Les étudiants prendront contact avec des prostituées grâce au bouche-à-oreille. «On veut monter un questionnaire, distribué grâce à nos contacts, mais pas trop directif pour échanger avec les femmes», mentionne l’une des étudiantes.

Le groupe désire aussi s’entretenir avec les clients, mais ne savent pas encore comment procéder. «S’il y a de la prostitution, c’est qu’il y a une demande. On aimerait savoir pourquoi ils font cela et le nombre de fois. On pense peut-être les rejoindre par un questionnaire anonyme sur Internet», indique Roxane Savard.

Projets

Outre cette enquête, le comité fera la projection de deux documentaires, L’Imposture et Le plus vieux mensonge du monde, d’ici décembre. «On veut aussi former un groupe d’échanges entre les anciennes et nouvelles prostituées, et peut-être même mettre sur pied un organisme pour venir en aide aux femmes qui veulent s’en sortir», signale Annick Boissonneault.

Pour s’impliquer auprès du comité ou pour des informations, contactez Audrey Pigeon au 856-0118 ou par courriel au audrey.pigeon@uqat.ca.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    DONAT SAVOIE
    - 17 Novembre 2011 à 08:36:19

    Mesdames: tout d'abord je tiens à vous offrir toutes mes sincères félicitations pour cette initiative. La prostitution chez les Autochtones deviendra un grand fléau avec l'arrivée des travailleurs du Sud qui iront faire leur "fortune" à Val d,Or. Je travaille en ce moment comme Conseiller spécial au Bureau du Président de la Société Makivik, organisme qui représente les 10,000 Inuit du Nunavik, nord du Québec. Nous avons élaboré une stratégie et plan d'action afin de contrer l'itinérance (voire la prostitution) des jeunes Inuit à Montréal. Il me ferait bien plaisir de vous faire parvenir par courriel le rapport que nous avons rédigé et notre stratégie. DONAT SAVOIE, Chevalier de l'Ordre national du Québec, Membre honoraire de l'Ordre de la Ville de Gatineau, Prix d'excellence de la Fonction publique du Canada. 225 rue de la Galène, Gatineau QC J8Z 3N7 cell: 819-665-2731.

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