Le Fonds du patrimoine minier du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) fournira 750 000 $ entre 2011 et 2016 pour financer les travaux de cette chaire. Mise sur pied en 2009, elle n’agit en partenariat UQAT-UQAM que depuis peu.
«L’Abitibi-Témiscamingue est reconnue mondialement dans le domaine des mines. Mais il faut aller encore plus loin, attirer les jeunes vers l’industrie, favoriser le développement des compétences et des entreprises et exploiter les ressources naturelles par des gens d’ici», a fait valoir Serge Simard, ministre délégué au MRNF, lors de l’annonce du montant octroyé, le 14 novembre.
«Le Québec est un grand pays minier, mais il pourrait faire mieux. Il accuse des faiblesses au niveau de la mise en marché et de la création d’entreprises. La chaire permettra d’obtenir les connaissances requises pour développer les entreprises minières», a estimé Michel Jébrak, professeur au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’UQAM, qui dirige la Chaire en entrepreneuriat minier.
Celle qui dirige avec lui, Suzanne Durand, professeure à l’Unité d’enseignement et de recherche en sciences de la gestion de l’UQAT, abonde dans le même sens. «Le Plan Nord confirme la nécessité de cette chaire, qui vise à stimuler le démarrage d’entreprises minières juniors et d’assurer leur réussite, de la phase de l’exploration à celle de la production.»
Fibre entrepreneuriale
Pour la rectrice de l’UQAT, Johanne Jean, la Chaire devra relever des défis importants. «Les jeunes n’ont pas la fibre entrepreneuriale et les mines ne les attirent pas beaucoup. Il faut donc travailler pour pallier au manque d’entrepreneurs», a-t-elle cru bon de souligner.
La Chaire pourrait combler cette lacune. «Avec les formations multiples des deux universités, d’un côté la gestion et de l’autre les sciences de la terre, les gens pourront passer d’employés à propriétaires», a affirmé Pierre Corbeil, ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.
Pour aller plus loin
En janvier dernier, l'Abitibi Express avait réalisé une entrevue avec Suzanne Durand, où celle-ci expliquait en détail les travaux que le nouvel organe universitaire entend réaliser. Relisez-la ici.


