Plusieurs des dignitaires présents sur les lieux lors de l’événement ont tenu à souligner la contribution exceptionnelle de la population témiscamienne à la concrétisation de ce projet. «Le Témiscamingue, c’est 17 000 habitants. Alors, amasser 1 M $ en seulement trois mois, dans le cadre de la campagne de financement de la Fondation de l’UQAT, c’est tout un exploit. Sans cette implication du milieu, le projet n’aurait sans doute pas décollé aussi vite», a fait valoir la rectrice de l’UQAT, Johanne Jean.
«Une mobilisation aussi rapide, ça met de la pression sur les députés et sur les ministres pour que le dossier chemine, a pour sa part lancé le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Daniel Bernard. Cette station, c’est votre vision de l’avenir. C’est la preuve que vous croyez qu’on peut vivre au Témiscamingue et s’y développer.»
Des bénéfices pour tous
Fruit d’un investissement combiné de 8,8 M $, dont 4,2 M $ de Québec et 3,6 M $ d’Ottawa, la station de recherche couvre une superficie de 1441 mètres carrés. L’UQAT prévoit y accueillir une quinzaine de chercheurs et de professionnels. Son budget de fonctionnement annuel sera de 2 M $.
«Avec cette station, Notre-Dame-du-Nord entre de plain-pied dans l’économie du savoir», a déclaré le ministre de l’Agriculture, Pierre Corbeil. «Nul doute que ce qui se réalisera ici stimulera la relève en agriculture», a enchaîné Luc Robitaille, propriétaire de la Ferme Le Souvenir et président du créneau d’excellence Agriculture nordique axée sur la production bovine.
«La bâtisse va aussi générer des revenus pour la municipalité et, on l’espère, attirer des gens chez nous. Tout le monde en sort gagnant», a souligné Mychel Tremblay, maire de Notre-Dame-du-Nord. Le directeur administratif de la station, André Langlois, a quant à lui salué en anglais des représentants du Nord-Est ontarien, en mettant l’accent sur de possibles collaborations futures.
«Cette station, c’est votre vision de l’avenir. C’est la preuve que vous croyez qu’on peut vivre au Témiscamingue et s’y développer» - Daniel Bernard
Bœuf à l’herbe
Un des objectifs visés par la Station de recherche en agroalimentaire est d’accroître les connaissances et le savoir-faire de l’industrie de l’élevage des bovins de boucherie, en particulier dans le domaine du bœuf à l’herbe. Les volets de recherche mis de l’avant porteront sur les sols, l’herbe, la nutrition et la gestion des troupeaux, la qualité des viandes et les problèmes agroenvironnementaux.
Bâtiment vert
Fait à signaler, la station est aussi accréditée selon les normes LEED, parmi les plus sévères pour les bâtiments écologiques. «Elle a décroché la certification argent, a précisé l’architecte Guy Leclerc, du Groupe conseil Artcad, impliqué dans la réalisation du projet. À ce jour, seuls deux bâtiments dans la région sont certifiés LEED. L’autre est l’édifice du ministère des Transports à Amos.»


