«La hausse que le gouvernement Charest s’apprête à nous imposer totalise 1500 $ de plus par session. C’est une hausse de 250 pour cent. C’est complètement fou, surtout quand on sait que l’endettement actuel d’un étudiant qui sort de l’université avec un baccalauréat est de 15 000 $ en moyenne», a lancé la présidente de l’Association générale étudiante de l’UQAT (AGEUQAT), Marie-Michèle Aubertin.
Dans le cas de l’UQAT, la hausse risque de faire encore plus mal qu’ailleurs, a fait observer Mme Aubertin. «L’âge moyen de nos étudiants est de 33 ans. L’UQAT accueille en effet beaucoup de gens qui font un retour aux études, en majorité des femmes. L’ironie, c’est que ces personnes reviennent à l’université pour améliorer leurs conditions de vie. Là, on va les obliger à s’endetter encore plus», a-t-elle dénoncé.
Les dés sont pipés
En plus de la manifestation, les étudiants ont voté à l’unanimité pour la levée de leurs cours, de 9h à 14h. Une dizaine d’étudiants de Val-d’Or sont venus se joindre à eux lors de la marche de protestation.
Les manifestants en avaient aussi contre la rencontre des partenaires en éducation, qui se tenait le même jour et où la question du financement et de la place des universités québécoises était à l’honneur.
«La hausse que le gouvernement Charest s’apprête à nous imposer totalise 1500 $ de plus par session. C’est une hausse de 250 pour cent. C’est complètement fou.» - Marie-Michèle Aubertin
«En fait, d’après ce qu’on a pu analyser des documents fournis aux participants pour soi-disant appuyer la réflexion, les participants n’examineront pas l’hypothèse de hausser les frais de scolarité. Ils vont plutôt déterminer comment appliquer la hausse. C’est ça qui est inadmissible. Pas de place à la réflexion ou aux autres solutions pour améliorer le financement des universités. On doit accepter la hausse, un point c’est tout», a déploré la présidente de l’AGEUQAT.


