Le cortège estimé à près de 400 motards en tout et partout par le membre organisateur, Yoland Audet, est arrivé avec près d'une heure et demie de retard au Centre Air Creebec de Val-d'Or, en raison de la température, mais surtout d'un ralentissement important en Abitibi-Ouest.
Le parcours de deux personnes s'est arrêté à La Sarre, lorsqu'ils ont perdu la maîtrise de leur véhicule dans une crevasse en ville. Selon les passagers d'un camion accompagnateur, un homme et une femme sont partis en ambulance vers le centre hospitalier, plus de détails à venir demain (13 août). On ne craint pas pour leur vie.
Promotion et engouement pour l'activité
Cette randonnée de près de 400 km a débuté à Val-d'Or, est passée par Rouyn-Noranda, La Sarre et Amos, avant de revenir au point de départ pour différentes expositions sous un chapiteau et le spectacle de Martin Deschamps, applaudi par 900 à 1000 personnes.
Les bénéfices de cette activité seront redistribués aux trois maisons de soins palliatifs de la région, le Bouleau Blanc d'Amos, la Source Gabriel de Val-d'Or et l'Envol de Rouyn-Noranda.
«C'est un record, même au niveau des fonds amassés (67 000 $ en 2011), on a augmenté facilement de 25 pour cent [en participation] cette année, a indiqué Yoland Audet avant l'arrivée du groupe.
«Il y a eu un gros effort pour présenter la randonnée, mais aussi pour présenter les soins palliatifs», a-t-il ajouté sur cette 5e édition.
Financement, mais aussi reconnaissance
Selon Manon Perron, présidente du conseil d'administration pour la Maison de la Source Gabriel à Val-d'Or, il s'agit de l'une des grosses activités annuelles de financement. L'argent oui, mais cette activité se veut aussi être une sortie de reconnaissance.
«On veut de plus en plus sensibiliser les gens à l'idée de venir à la Maison de la Source Gabriel afin de finir ses derniers moments. C'est encore possible dans un centre hospitalier, c'est un choix, mais maintenant, c'est aussi un choix d'aller mourir à la Maison.
«Il y a encore des gens qui ont l'idée que dans les Maisons on ne donne pas les soins comme à l'hôpital, mais ce n'est pas vrai. Les soins sont de qualités, la douleur est soulagée, on ne fait pas d'euthanasie, il y a une équipe médicale sur place, on a des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés, alors on a vraiment une équipe qui peut donner des soins adéquats», a expliqué la présidente de Val-d'Or.



