«L’intimidation est une situation intolérable, à l’école, mais partout dans la société. Elle touche les aînés, les autochtones, les femmes, les homosexuels, les jeunes, a énuméré Corbeil. Pour corriger cette situation, il faut la dénoncer», a-t-il cru bon rappeler.
Le ministre de l’Agriculture a tenu à marcher pour cette cause. «Je suis solidaire de ceux qui veulent briser le silence. Non seulement l’intimidation marque les jeunes, mais elle laisse des séquelles lorsque ceux-ci deviennent adultes», a-t-il soutenu.
L’école s’impliqueOutre M. Corbeil, quelques personnalités du milieu scolaire ont participé à l’événement, dont la directrice générale de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois (CSOB), Johanne Fournier, et son président, Gaétan Gilbert.
«C’est déjà difficile d’intéresser certains jeunes à l’école, si en plus ils vivent des situations pareilles, ça n’aide pas, a estimé M. Gilbert. On ne peut pas tolérer de tels actes de violence physique ou psychologique. L’école doit demeurer un lieu propice à l’apprentissage.»
Le président de la CSOB met toutefois un bémol. «Ces gestes n’arrivent pas seulement à l’école. Avec la venue des réseaux sociaux, on y retrouve beaucoup d’intimidation. La responsabilité de dénoncer cela revient aussi aux parents et aux familles. Tout le monde doit se mobiliser pour enrayer ce problème de société», a-t-il réitéré.
D’ailleurs, plusieurs projets en ce sens seraient en branle dans les écoles.
Les jeunes aussiPar ailleurs, lors de la marche, organisée par Jocelyne Perron, mère de quatre enfants tous intimidés, des jeunes ont remis une feuille aux marcheurs.
«Tout le monde doit se mobiliser pour enrayer ce problème de société» - -Gaétan Gilbert, président de la CSOB
«ECI (Ensemble contre l’intimidation), c’est simplement un groupe de jeunes qui sont intimidés ou qui sont entourés d’amis qui frôlent le suicide chaque jour. La vie en vaut la peine. On ne peut pas la gâcher en utilisant une solution permanente à un problème temporaire», pouvait-on y lire.
Les jeunes y affirment aussi garder confiance en l’être humain, même les intimidateurs, souvent d’ancien intimidés. La photo de Marjorie Raymond, cette adolescente de Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie qui a récemment mis fin à sa vie, figure au bas de la feuille.


