Tous les propriétaires d'ambulances de la région, des représentants syndicaux et la direction des la Corporation des services d'ambulances du Québec ont participé à cette rencontre, que le ministre a qualifiée de constructive.
«Les demandes sont traitées sous la forme de priorités. Il y a peut-être moyen de faire autrement. Il y a définitivement une mise à niveau à faire, dont il faut accélérer le rythme. On va travailler ça avec l'Agence régionale de la santé, les propriétaires d'ambulances, les représentants des travailleurs, mais aussi avec les gens de la direction des services préhospitaliers d'urgence à Québec. Je ferai ensuite les représentations appropriées quand j'aurai monté le dossier complet», a assuré le ministre Corbeil.
Mise à jour exceptionnelle
Les besoins actuels, tels que déterminés par l'Agence avec les propriétaires d'ambulances, nécessiteraient un investissement récurrent additionnel de 4,3 M $. On parle essentiellement de l'ajout de sept véhicules et de la conversion des horaires de faction en horaires à l'heure.
«La direction des services préhospitaliers d'urgence à Québec peut cibler des problématiques particulières dans une région. Ça n'a jamais été fait pour l'Abitibi-Témiscamingue. Le ministre Corbeil va demander que ça soit fait en priorité», a expliqué André Vezeau.
«Une mise à jour exceptionnelle est nécessaire parce qu'elle n'a jamais été faite, a-t-il poursuivi. Il faut tenir compte des grandes distances que nous avons à couvrir. Et on n'est pas obligé de tout investir la même année, nous sommes ouverts à ce que ça se fasse sur quatre ans.»
Toujours selon lui, les horaires de faction, mis en place de façon temporaire en 1989, doivent être remplacés par des horaires à l'heure. «On faciliterait la rétention du personnel et on éviterait les interruptions de services après 16 heures de travail de nos ambulanciers. Ce qui est le fun, c'est qu’autant l'Agence que les propriétaires et les travailleurs, nous avons tous dit la même chose au ministre. On tire tous dans le même sens», a-t-il indiqué.
Ne pas lâcher le morceau
L'Agence régionale n'a pas assisté à la rencontre, jugeant qu'il s'agissait davantage d'une démarche politique qu'administrative. Elle assure toutefois tout faire de son côté pour améliorer la desserte ambulancière dans la région.
«On parle quand même de demandes de 4,3 M $ alors que notre budget annuel pour les services préhospitaliers d'urgence est de 10 M $. Nous avons déjà obtenu 1,8 M $ depuis 2004 en financement récurrent additionnel et 650 000 $ dans l'acquisition de nouveaux moniteurs défibrillateurs. En 2007-2008, nous avions obtenu 28 pour cent de tout le budget provincial de développement. Aller chercher 40 pour cent de plus de financement, ça ne sera pas évident, mais on ne va pas lâcher le morceau», a insisté Lise St-Amour, PDG de l'Agence.


