La société minière a récemment déposé un avis de projet au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs en vue de demander d'éventuelles autorisations. Le projet est cependant loin d'être encore réalité.
«Pour le moment, nous consacrons surtout nos efforts à évaluer la vitesse du vent dans différents endroits stratégiques. Une fois que ces études seront complétées, nous pourrons déterminer si le projet est viable et procéder à l'analyse des coûts. Si nous allons de l'avant, l'objectif serait de compléter la construction du parc éolien pour 2015», a fait savoir Céliane Dorval, coordonnatrice des communications chez Xstrata Nickel mine Raglan.
Un vent de 6 mégawatts
La société n’a pas encore déterminé le type et le nombre d’éoliennes qui seraient requis pour son projet. Elle souhaite par contre en construire suffisamment pour produire environ 6 mégawatts d’électricité.
À l’heure actuelle, la mine la plus nordique du Québec recourt à des génératrices au diesel pour combler ses besoins en électricité. Outre les frais liés à son achat et à son transport par bateau par une voie maritime inaccessible une partie de l’année, le recours au diesel est aussi polluant. Le recours à l’énergie éolienne permettrait ainsi à Raglan de réduire sensiblement sa dépendance au pétrole.
«Nous n’éliminerons pas le recours au diesel, a confirmé Mme Dorval. Par contre, les éoliennes présentent un potentiel de réduction qui pourrait aller jusqu’à 30 pour cent des quelque 35 millions de litres de diesel que nous consommons chaque année.»
«Les éoliennes présentent un potentiel de réduction qui pourrait aller jusqu’à 30 pour cent des quelque 35 millions de litres de diesel que nous consommons chaque année» - Céliane Dorval
Un coup de pouce de Salluit?
Xstrata Nickel mine Raglan suit aussi avec intérêt le projet hydroélectrique qui pourrait éventuellement être développé dans la communauté inuite voisine de Salluit, en vertu du Plan Nord.
«Non seulement nos installations pourraient effectivement en profiter, mais cela sera également très bénéfique pour la communauté, qui tout comme nous tire son électricité de génératrices au diesel», a mentionné Céliane Dorval.


