Le directeur du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Marcotte, digère mal les compressions budgétaires imposées par Québec aux collèges du Québec. Le gouvernement entend en effet récupérer 20 M $ dans les quelque 30 M $ de surplus accumulés par les établissements collégiaux au fil des années.
Pour le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, cela représente une ponction de 428 000 $. Mais cela aurait pu être bien pire. En effet, si le collège régional a réussi à dégager des surplus, c’est parce qu’il a développé des projets qui ont pu générer des profits. Ce n’est toutefois pas le cas de tous les établissements.
Pénalisé pour sa bonne gestion«Pour éviter de leur imposer un fardeau de plus, Québec a donc décidé que seuls les établissements qui avaient de tels soldes de fonds allaient contribuer, a raconté M. Marcotte. Les 20 M $ ont alors été répartis entre les collèges rentables. On devait, en quelque sorte, payer pour les collèges qui avaient peut-être moins bien géré leur argent. On se retrouvait donc à assumer une facture d’environ 1 M $. Autrement dit, on était pénalisé à cause de notre bonne gestion. Ça n’avait tout simplement pas d’allure.»
«On devait, en quelque sorte, payer pour les collèges qui avaient peut-être moins bien géré leur argent. Autrement dit, on était pénalisé à cause de notre bonne gestion» - Daniel Marcotte
Le gouvernement est toutefois revenu en arrière et réduit la contribution du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue à 428 000 $. «Compte tenu du montant qu’on devait assumer au départ, cette coupure devient presque une bonne nouvelle», a souligné Daniel Marcotte.


