François Gendron écrit au président de Résolu

Martin
Martin Guindon
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Le député d'Abitibi-Ouest et vice-président de l'Assemblée nationale, François Gendron, a écrit au président de Produits forestiers Résolu. Nous reproduisons ici sa lettre.

François Gendron.

Amos, le 19 avril 2012

 

Monsieur Richard Garneau

Président et chef de la direction

Produits forestiers Résolu

 

Monsieur le Président,

Le milieu amossois, et dans une plus large mesure l’Abitibi-Témiscamingue en entier, s’inquiètent du sort que vous réservez à votre usine de papier journal d’Amos. Fermée temporairement depuis le 24 février, mais en voie d’être de nouveau en activité, je tiens à vous rappeler que c’est la seule usine thermomécanique qui restera dans la production de papier journal pour tout l’Abitibi-Témiscamingue.

Placés devant un ultimatum, les travailleurs d’Amos, le 30 mars dernier, ont consenti de nouveau à des concessions négociées avec la direction locale de l’usine dans l’espoir de rendre celle-ci plus compétitive au chapitre du coût de la main d’oeuvre et des coûts connexes. Les employés ont ainsi démontré leur attachement envers leur emploi, envers l’usine d’Amos, et leur volonté de mettre l’épaule à la roue afin d’assurer la pérennité des opérations de celle-ci. À la suite de l’entente entre les travailleurs et l’usine d’Amos, votre porte-parole, M. Pierre Choquette, soulignait à juste titre dans certains médias régionaux que, dans le marché actuel, les usines qui ont la meilleure structure de coûts au chapitre de la fibre, de l’énergie et de la main-d'oeuvre « seraient celles qui passeraient à travers ». C’est une analyse à laquelle je souscris et c’est pour cette raison que je remercie une fois de plus les travailleurs pour leur sens des responsabilités.

Toutefois, Monsieur le Président, des questions subsistent quant à votre volonté bien arrêtée de maintenir, à long terme, des opérations à l’usine d’Amos avant de multiplier des gestes de redémarrage ailleurs. Les intervenants locaux et régionaux, dont je suis, et la population en général sont fortement préoccupés par cette incertitude compte tenu de l’impact dramatique qu’aurait la fermeture de la seule usine de papier journal en Abitibi-Témiscamingue sur la structure industrielle forestière régionale. Il s’agit d’une préoccupation qui devrait vous habiter également considérant votre présence en région depuis plusieurs années.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, à titre de député d’Abitibi-Ouest, je souhaiterais que vous m’indiquiez vos intentions à l’égard de l’usine de papier journal d’Amos. Considérant que les travailleurs ont fait leur part, la pérennité de l’usine est maintenant tributaire d’interventions au chapitre des autres vecteurs qui sont, par exemple, les coûts d’énergie, ceux de la matière première et autres coûts. Il importe que vous me fassiez connaître les interventions que vous envisagez afin d’assurer l’avenir de cette usine à long terme. Si un accompagnement du gouvernement du Québec est requis pour des éléments plus spécifiques, je souhaiterais que vous le fassiez savoir au ministre des Ressources naturelles du Québec, M. Clément Gignac, et que j’en sois informé pour apporter ma pleine et entière collaboration qui vous est acquise.

Étant persuadé que vous saurez comprendre la présente démarche, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

François Gendron

Député d’Abitibi-Ouest

Vice-président de l’Assemblée nationale

Organisations: Ressources naturelles du Québec, Assemblée nationale

Lieux géographiques: Abitibi-Témiscamingue, Abitibi-Ouest, Québec

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires