Ma première rencontre avec le champion

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Le mot de Jean-Paul Charlebois

Six heures trente du matin. Le jour se lève sur Los Angeles. Jim Slobodian et moi attendons fébrilement celui qui nous a donné rendez-vous dans le lobby du Marriott. Le voilà enfin. «Hi, my name is Larry Messier. I'm Muhammad Ali's manager».

Jean-Paul Charlebois

Il nous invite à le suivre jusqu'à une belle voiture de collection, immatriculée à l'avant comme suit: ALI 58. Fièrement, il nous conduit jusqu'à un quartier résidentiel fermé de Beverley Hills, délimité par une clôture de fer ornemental haute d'au moins dix pieds, dont l'entrée est contrôlée par un poste de garde.

C'est dans ce quartier privé et huppé que le champion réside avec plusieurs vedettes de cinéma comme voisins. Messier stoppe la voiture avant d'arriver au poste de garde, débarque et nous demande de l'attendre.

L'attente est interminable, mais on se console en se pavanant autour du véhicule du champion et en saluant fièrement chaque passant. Finalement, après trente minutes, notre hôte revient en déclarant que nous avons patte blanche pour visiter cette enclave au cours des prochains jours. Il franchit la barrière pour nous amener devant la résidence de Muhammad Ali, que dis-je, pas une résidence, mais un domaine, qui selon Messier, valait deux millions et demi de dollars à l'époque. En arrivant, on passe par la grande porte et on se rend jusqu'à la salle de séjour du champion.

Il est là, en pleine conversation téléphonique, entouré de sa suite et de visiteurs. Dès qu'il dépose le téléphone, Messier nous présente. Une poignée de main ferme, mais un regard plutôt circonspect. Il nous invite à nous asseoir et nous offre d'apprécier ses talents de magicien.

Depuis un certain temps, il s'amuse à faire des tours de magie consistant à rabouter des cordes coupées, à faire apparaître et disparaître des objets et il dit même être capable de faire de la lévitation. Il est tellement bon, dit-il, que dernièrement, il s'est cogné la tête au plafond de la salle!

À plusieurs reprises, sa secrétaire l'interrompt pour lui demander de prendre un appel téléphonique et après chaque appel, il recommence ses trucs avec humour et convivialité. On est de plus en plus à l'aise avec lui.

L'avant-midi se déroule ainsi jusqu'à ce que l'on parle de notre projet en lui faisant valoir que le plus grand champion du monde se devait de visiter un jour le plus grand projet hydro-électrique au monde à l'époque, LG-2. Photos et dépliants à l'appui, il trouve cela intéressant, mais ne veut pas se prononcer là-dessus pour l'instant.

La matinée se termine par une séance de photos, dont celle où je fais semblant de boxer avec lui. J'étais tellement énervé que je n'ai jamais remarqué que j'avais placé mon poing droit sur sa figure plutôt que sur le menton, comme cela doit se faire. J'allais en entendre parler plus tard d'avoir voulu massacrer sa belle figure! À l'heure du dîner, il nous invite tous à l'un de ses restaurants préférés de Beverley Hills.

En route, il demande souvent à Messier de s'arrêter, au coin d'une rue, à une lumière de circulation ou sur le bord du trottoir, pour saluer des admirateurs et des connaissances. Partout où il passe, on le reconnaît, on le salue et il signe des autographes avec empressement et plaisir.

Notre première journée avec lui se termine sans savoir s'il viendra nous visiter, mais avec la très grande joie d'avoir rencontré l'une des personnalités les plus connues à travers le monde. Je vous en reparle dans une prochaine chronique.

Lieux géographiques: Beverley Hills

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