Pour les dirigeants de la Cité de l’Or, il s’agit d’une reconnaissance importante qui viendra augmenter encore davantage la notoriété de l’Ancienne Mine Lamaque et du Village minier à travers le Canada. «C’est une super bonne nouvelle. Ça contribue à nous mettre encore davantage sur la mappe à la grandeur du Canada et même à l’étranger», a commenté le directeur général Guy-Édouard Bouchard.
Cinq ans de démarches
Le site avait déjà été classé historique par le gouvernement du Québec, en 1979 dans le cas du village, et en 2010 pour la mine. Les démarches pour obtenir la reconnaissance nationale avaient été entamées il y a environ cinq ans. En bout de ligne, la Commission des lieux historiques et monuments historiques du Canada a recommandé cette désignation auprès de Parcs Canada.
Parmi les critères retenus, l’organisme souligne l’importance des aventuriers et des bâtisseurs dans le développement de la région et du pays. Le village avait été construit au plus fort de la Grande Dépression des années 1930. On note aussi que les infrastructures sur le site témoignent de la ruée vers l’or du Nord-Ouest québécois. Bourlamaque est un exemple rare d’une ville fermée de type minier illustrant la vie des mineurs canadiens de ces années-là.
Une carte de plus
La désignation comme lieu historique permettra donc à la Cité de l’Or de se retrouver dans les listes et documents diffusés par Parcs Canada, au même titre que le Fort-Témiscamingue ou encore le Dispensaire de la garde à La Corne. Toutefois, contrairement au Fort-Témiscamingue, l’Ancienne mine Lamaque et le Village minier ne tombent pas sous la gestion de Parcs Canada.
«Cette désignation n’amène pas de subvention, mais ça devient une carte de plus dans notre jeu pour le développement de nos projets et nos futures campagnes de financement. Ça démontre que notre site est solide et reconnu et que nos efforts pour le développer ne passent pas dans le beurre», a signalé le directeur général.



