Estimé à 6,8 M $, le projet consiste notamment à restaurer tous les bâtiments de surface, aménager une exposition permanente dans la sècherie, modifier l’aire de rétention et d’accueil, acquérir de l’équipement et améliorer l’aménagement paysager.
L’annonce majeure de Québec survient une dizaine de jours après celle d’Ottawa, qui y injecte 1,1 M $. La Ville de Val-d’Or y avait pour sa part contribué 600 000 $ dès le début du projet, en 2007. En bout de ligne, la Corporation du village minier de Bourlamaque dit maintenant avoir atteint 90 pour cent de son financement et pouvoir amorcer la phase de réalisation du projet.
«C’est un bel accomplissement d’en arriver là, se réjouit le président de la Corporation, François Chabot. Grâce à nos efforts et à ceux des partenaires publics et privés, le site renaîtra et retrouvera son visage des années 40. Nous sommes fiers de poursuivre le rêve des visionnaires du début de l’aventure de la Cité de l’Or. Le gouvernement a compris l’urgence d’agir pour préserver notre patrimoine industriel, témoin de notre passé et nos origines».
Pour le premier ministre Charest, ce site historique et touristique témoigne de la force de caractère des Abitibiens. «Les mines ont marqué l’histoire et le développement de Val-d’Or. Il est important de saluer les hommes et les femmes qui ont construit cette région encore jeune», a-t-il lancé.
Avec l’octroi de cette subvention, le ministre Pierre Corbeil estime maintenant avoir complété son travail dans le dossier. «Ce projet apporte une plus-value à l’offre touristique de la région. C’est un site qui me fait vibrer depuis son ouverture en 1995. La Cité de l’Or fait partie de notre histoire, mais aussi du présent par toutes les activités qui s’y déroulent. Le projet de développement assure qu’elle fera aussi partie de l’avenir, à titre de produit touristique majeur. Elle restera à jamais témoin de notre histoire.»
Levée de fonds
À noter que l’annonce de cette subvention de Québec ne vient pas freiner les efforts de la Corporation de trouver du financement privé auprès de l’industrie minière. La campagne lancée en janvier et visant à amasser 75 000$ cette année demeure d’actualité.
«Cette campagne doit se poursuivre dans les années à venir pour que l’argent du privé vienne appuyer l’effort du public dans la réalisation du projet», souligne François Chabot.


