Pour l’occasion, quelque 1000 employés, incluant les conjoints et leurs enfants, ont été conviés sur le site, les 12 et 13 juin, pour des visites en surface et sous terre.
«C’était pour nous l’occasion de montrer où travaillent Papa et Maman, tout en soulignant la fin d’un chantier colossal. Nous avons carrément construit une mine complète sous la mine actuelle. C’était très audacieux du conseil d’administration d’avoir pris cette décision en 2005, lorsque le prix de l’or se situait sous les 500 $. Sans cette vision, on ne célèbrerait sans doute pas l’ajout de 15 années à la vie de LaRonde, mais plutôt sa fermeture», a raconté Christian Provencher, vice-président Canada d’Agnico-Eagle et ancien directeur général de la mine, de 2006 à 2011.
L’esprit de famille
Lors des cérémonies officielles, les hauts dirigeants de la compagnie ont évoqué à plusieurs reprises les valeurs familiales qui animent Agnico-Eagle.
«D’habitude, je dors très mal lorsque je voyage. Mais hier soir, j’ai très bien dormi. Pourquoi? Parce qu’ici, je me sens chez moi. J’y sens l’esprit de famille. Nous sommes nés ici et nous ne l’oublions pas. Notre succès ne vient pas de nulle part, mais du travail d’équipe. Et je le dis souvent parce que c’est vrai: vous êtes une équipe extraordinaire», a lancé le président du conseil, James Nasso, dont les efforts pour prononcer la majeure partie de son discours en français ont été très appréciés des convives.
Le nouveau PDG d’Agnico-Eagle, Sean Boyd, a quant à lui rendu un hommage bien senti à son prédécesseur. «Notre succès a commencé en 1985, lorsque Paul Penna a embauché Ebe Scherkus. Sans lui, on ne serait pas arrivé où nous en sommes aujourd’hui», a-t-il déclaré, déclenchant un tonnerre d’applaudissements, tandis que le principal intéressé retenait ses larmes avec difficulté.
Toujours plus loin
«Sans cette vision, on ne célèbrerait sans doute pas l’ajout de 15 années à la vie de LaRonde, mais plutôt sa fermeture» - Christian Provencher
Avant de passer le flambeau à son successeur, Alain Cossette, la directrice générale de la mine LaRonde, Carole Plummer, a parlé d’avenir. «À la fin de 2011, nous avions produit 4,5 millions d’onces d’or de LaRonde. Avec la mise en service du quatrième puits, nous allons en produire 4,7 millions de plus au cours des prochaines années», a-t-elle indiqué.
Et ça ne s’arrêtera pas là, aux dires de Christian Provencher. «Même si on a 15 ans devant nous, on continue d’explorer sous la limite des 3,1 km de profondeur. On sait qu’il y a de l’or. Reste à voir si le gisement peut être exploité de façon rentable. Techniquement, c’est faisable. On examine d’ailleurs la possibilité de construire sur le site des usines qui fabriqueraient et achemineraient de la glace dans des centrales de refroidissement afin de nous permettre d’aller plus creux encore», a-t-il expliqué.



