Les forêts de proximité sont celles situées près des communautés. Québec promet une politique à leur endroit depuis une dizaine d'années et l'a finalement intégrée à son tout nouveau régime forestier qui entrera en vigueur le 1er avril 2013.
La politique doit être déposée au printemps 2012 et permettra la mise en place d'environ 85 forêts de proximité au Québec. S'ajouteront de 10 à 15 nouveaux projets qui seront choisis lors d'un premier appel de projets. Une dizaine d'autres pourraient s'ajouter dans un 2e appel de projets qui aura lieu au cours de la période quinquennale d'implantation (2013-2018).
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) souhaite donc recueillir les commentaires du public afin de l'aider dans son élaboration de la future politique. Il a mis en ligne un document de consultation (www.mrnf.gouv.qc.ca).
Gouvernance locale
On y précise notamment que la future politique fera la promotion d'une gouvernance locale du territoire forestier situé dans l'environnement des municipalités et des communautés autochtones. Québec entend signer avec celles-ci des ententes de délégation de gestion d'une forêt de proximité, qui pourra comprendre différents éléments.
D'entrée de jeu, les actuels bénéficiaires de contrats d'aménagement forestier et de conventions de gestion territoriale se verront déléguer la gestion d'une forêt de proximité. Celle-ci pourra être modifiée ou agrandie en vertu du dépôt d'un nouveau projet, lors de futurs appels de projets.
Réinvestir dans le milieu
Le MRNF propose une planification intégrée de l'ensemble des activités de mise en valeur sur le territoire de la forêt de proximité. Un mécanisme de concertation pour les détenteurs de droits et autres utilisateurs ou gestionnaires de territoire devra être mis en place pour concilier les préoccupations de chacun. La planification devra faire l'objet d'une consultation de la population locale.
Le MRNF propose aussi que les revenus générés par les activités de la forêt de proximité servent d'abord à couvrir les dépenses entraînées par la gestion et la réalisation des activités, à contribuer au Fonds des ressources naturelles (au lieu de payer des redevances sur les bois récoltés), à adhérer aux organismes de protection des forêts et à favoriser un renforcement économique de la forêt de proximité afin de parvenir à l'autofinancement.
Tous les profits ensuite réalisés devraient être utilisés à des fins de développement, de mise en valeur et d'investissements pour la communauté. Ils pourraient par exemple être investis dans la réfection ou l'entretien d'une infrastructure municipale, la création d'une bibliothèque municipale, le soutien d'une coopérative de solidarité, etc.
Consultation publique
En Abitibi-Témiscamingue, la consultation publique a eu lieu à Amos le 7 septembre. Elle se poursuit à la Salle Le Pavillon de Laverlochère le 13 septembre, au Motel Alpin de Rouyn-Noranda le 15 septembre, au Motel Sénabi de Senneterre le 21 septembre, et à la Villa Mon Repos de La Sarre le 22 septembre. Toutes les consultations débutent à 18h30.
Dans le Nord-du-Québec, la consultation s'est arrêtée à Chibougamau le 5 septembre et à Lebel-sur-Quévillon le 7 septembre. Elle se poursuivra à Matagami le 8 septembre et à Beaucanton le 12 septembre.


