En vertu de cette entente, la société pourra acquérir la totalité des parts des propriétés qu’elle partageait jusqu’alors en coentreprise avec Xstrata Cuivre dans le camp minier de Rouyn-Noranda. Ces propriétés couvrent une superficie de pas moins de 750 km2 et comprennent les anciennes mines Horne, Quémont, Ansil, Corbet, Gallen, Waite, East Waite, Waite-Amulet et Newbec ainsi que plusieurs secteurs où des indices d’or et de métaux de base ont été signalés. La propriété West Ansil, qui comprend 10 claims, sera cependant exclue de l’entente et demeurera une coentreprise 50/50.
L’entente précise également que Xstrata Cuivre conservera un droit de rachat pouvant aller jusqu’à 65 pour cent d’intérêt sur tout gîte de métaux de base qui renfermera plus de 350 000 tonnes de cuivre. Ce droit ne s’appliquera toutefois pas sur les gîtes où la valeur en or et en argent sera trois fois supérieure à celle en métaux usuels.
Étape majeure pour Alexis
«C’est une étape majeure pour nous, a commenté Louis Baribeau, responsable des communications pour Alexis. À ma connaissance, on n’a jamais vu en Abitibi-Témiscamingue une compagnie, qu’elle soit majeure ou junior, contrôler un aussi vaste portfolio de propriétés d’une telle qualité. On parle de 70 pour cent du cœur même du district minier de Rouyn.»
Cette annonce constitue le point d’orgue d’une démarche qui s’est amorcée en 2002-2003. «Alors que l’industrie minière était moribonde, nous avons commencé à établir des coentreprises avec Noranda. Par la suite, nous avons entrepris des négociations avec Xstrata pour en devenir propriétaires à 100 pour cent», a raconté M. Baribeau.
Potentiel très intéressant
Alexis a prévu un budget d’exploration de 4 M $ en 2011 pour l’Abitibi-Témiscamingue, soit quelque 45 000 mètres de forage. De ce total, une somme de 500 000 $ sera allouée à des programmes d’exploration préliminaires pour vérifier des cibles identifiées comme prioritaires dans le secteur de Rouyn.
La société minière croit en effet fortement au potentiel de ses propriétés. La production historique des quelque 50 mines du camp minier de Rouyn s’est en effet hissée à 19,5 millions d’onces d’or, 94,4 millions d’onces d’argent, 2,4 millions de tonnes de cuivre et 1,9 million de tonnes de zinc. Plusieurs de ces anciennes mines n’ont pas plongé très loin dans les entrailles de la terre. Elles pourraient donc receler encore des quantités intéressantes de métaux.


