On peut effectivement qualifier d’enchères les efforts déployés par plusieurs entreprises pour recruter celui qui a occupé pendant six ans le poste de directeur général de l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ) avant de prendre sa retraite, le 31 décembre dernier.
«Dès le 4 janvier, le téléphone s’est mis à sonner chez moi, a-t-il confié en entrevue. J’ai notamment été approché par plusieurs firmes d’ingénieurs. J’ai finalement accepté de relever le défi que me proposaient les gens de Typhon. Ils m’avaient d’ailleurs tendu une première perche dès le mois de novembre.»
Plusieurs défis
À titre de vice-président au développement corporatif chez Typhon, M. Thomassin assurera le développement corporatif et la planification stratégique de cette société d’exploration basée à Laval et dont le principal actif en Abitibi-Témiscamingue est le projet aurifère Fayolle à Mont-Brun, développé en partenariat avec Mines Aurizon. Il sera aussi responsable d’implanter au sein de l’entreprise une démarche environnementale aux normes rigoureuses.
«C’est un beau défi à relever. Fayolle comporte un énorme volet d’acceptabilité sociale, étant donné qu’il est situé à la fois près d’un village et à proximité d’un parc national. On a déjà prévu un plan de revégétation. Nous accordons également un soin particulier à aménager des sentiers d’accès aussi étroits que possible pour nos foreuses. Il y aura aussi tout un volet de responsabilité sociale à développer», a-t-il expliqué.
Visibilité et avenir
Jean-Pierre Thomassin améliorera aussi la visibilité de Typhon. «À part son bureau d’exploration à Mont-Brun, la société n’est pas présente dans la région. Pourtant, le projet Fayolle – une mine souterraine – est très prometteur. On prévoit 50 000 mètres de forage cette année. Nous sommes devenus la plus grosse entreprise de Mont-Brun, avec 35 employés qui travaillent sur le site, dont une dizaine de Mont-Brun», a-t-il indiqué.
L’ancien directeur général de l’AEMQ devra également assurer la pérennité de Typhon en Abitibi-Témiscamingue. «Aurizon est présentement partenaire à 65 pour cent dans le projet Fayolle. Aucun doute que si ça se développe comme on l’entend, la compagnie ne s’en contentera pas et voudra peut-être acquérir toutes les parts, a-t-il mentionné. C’est pourquoi on doit dès maintenant découvrir de nouveaux projets. Mais j’ai confiance.»
Rappelons qu’en novembre dernier, l’AEMQ avait décerné à Typhon et Aurizon le titre d’Entrepreneurs de l’année pour la qualité des travaux d’exploration réalisés au projet Fayolle. Les meilleurs résultats à date ont rapporté 112,5 grammes d’or par tonne de minerai sur une épaisseur de 6 mètres.


