Pour ce faire, le Conseil organise un premier colloque historique, qui se déroulera les 18 et 19 janvier sous le thème Vers de nouvelles relations – le développement concerté. Une centaine de décideurs de l’industrie est alors attendue et pourra faire connaissance avec la communauté algonquine.
«Notre territoire couvre une bonne partie de l’ouest du Québec et il n’a jamais été cédé ni fait l’objet de traités. On ne s’oppose pas à la réalisation de travaux miniers, mais nous sommes préoccupés par leurs impacts sur notre territoire. On souhaiterait donc être impliqués dans les projets qui ont lieu sur notre territoire, qui a connu un essor minier important dans la dernière année», a déclaré Steve Rankin, membre du Conseil.
Il a ajouté que de toutes les provinces canadiennes, il n’y a qu’au Québec qu’on ne consulte pas les Premières Nations avant de délivrer un permis minier. «On veut devenir des incontournables, être les premiers à être consultés avant la réalisation de travaux sur notre territoire. Ailleurs au Canada, on respecte le jugement de la Cour suprême de 2004 (Première Nation Tlingit de Taku River c. Colombie-Britannique), qui dit que les Premières Nations doivent être consultées», a-t-il
«Ce que l’on veut, c’est un partage de la richesse, non pas pour se mettre riche, mais pour permettre notre développement comme communauté.» - - Steve Rankin
Se faire connaître
Au lieu de la confrontation, le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni a plutôt choisi la concertation. Le colloque lui permettra de se faire connaître des membres de l’industrie minière et de différents partenariats qui pourraient être établis avec la communauté algonquine.
«On veut qu’ils reconnaissent la réalité des membres d’Abitibiwinni. Il y aura des conférences sur l’histoire des Premières Nations et sur notre histoire, sur l’emploi et la formation, la consultation significative et les accommodements et les modèles d’entente possibles. L’ampleur de la participation des gens de l’industrie va démontrer leur sensibilité à nos réalités. Il s’agit d’une première au Québec, alors on espère attirer leur attention», a déclaré la vice-chef Sandra Rankin.
«Ce que l’on veut, c’est un partage de la richesse, non pas pour se mettre riche, mais pour permettre notre développement comme communauté», a renchéri le conseiller Steve Rankin.


