La société minière de Rouyn-Noranda poursuit en effet ses travaux pour relancer les activités à la mine Francoeur à Arntfield. Le dénoyage des 17 niveaux a été complété. Les quelque 50 travailleurs actuellement sur le site s’affairent désormais à excaver les galeries. La majeure partie des travaux devrait s’effectuer entre les niveaux 12 et 17. Une rampe sera aussi aménagée pour accéder à une veine plus en profondeur.
«Nous allons y réaliser du forage souterrain d’exploration et de définition au cours des prochains mois afin de déterminer l’ampleur de la zone minéralisée», a fait savoir le PDG de Richmont, Martin Rivard.
À l’heure actuelle, les réserves prouvées et probables de la mine totalisent quelque 137 000 onces d’or, soit l’équivalent de quatre années de production. «La relance des opérations devrait se faire à la mi-2011, a indiqué M. Rivard. La mine devrait alors compter environ 90 employés.»
Prolonger la vie de Beaufor
Les perspectives sont tout aussi prometteuses du côté de la mine Beaufor à Val-d’Or. Pas moins de 7000 mètres de forages ont récemment été entrepris pour complémenter un précédent programme de 8500 mètres destiné à prolonger la durée de vie de la mine. Richmont devrait être en mesure de compléter un nouveau calcul des ressources au début de 2011.
«Le secteur où nous forons est intéressant puisqu’il se trouve près de la surface. Si les résultats sont concluants, il serait donc accessible par une rampe au lieu d’un puits. Beaufor demeure toutefois un défi constant. À son démarrage en 1996, elle comportait quatre ans de réserves. Depuis, nous ajoutons chaque année assez de réserves pour encore deux ou trois ans d’opérations», a fait remarquer Martin Rivard.
«À son démarrage en 1996, la mine Beaufor comportait quatre ans de réserves. Depuis, nous ajoutons chaque année assez de réserves pour encore deux ou trois ans d’opérations.» - Martin Rivard
Monique ressuscite
Le prix élevé de l’or a aussi incité Richmont à évaluer le potentiel que présente le projet Monique, où de l’exploration s’effectue depuis 1940, pour une petite exploitation à ciel ouvert près de Louvicourt. Des travaux de forage antérieurs ont en effet révélé la présence de zones minéralisées à moins de 100 mètres de profondeur.
La société a donc débuté au début de l’automne un programme de 5500 mètres de forages sur la propriété. Les résultats devraient être connus d’ici la fin de l’année. «Si on décide d’aller de l’avant et d’en faire une mine, le minerai serait traité à notre usine Camflo», a fait savoir M. Rivard.
Bébé prometteur
Enfin, devant des résultats préliminaires encourageants, Richmont a ajouté 5000 mètres à sa campagne de forages en cours sur la propriété Wasamac, située à 10 km à l’est de la mine Francoeur, pour la faire passer à 15 000 mètres. «Les ressources présumées actuelles sont de l’ordre de 285 200 onces d’or. L’objectif de nos forages est de vérifier la continuité de la minéralisation et son extension en profondeur», a précisé M. Rivard.


