Alors que la présente cohorte, qui en était à sa 8e semaine lorsque nous en avons rencontré les membres, le 15 mars, prendra bientôt fin, déjà 3 des 12 participants se sont replacés dans un nouvel emploi. Et ceux qui restent sont plus que jamais confiants face à l’avenir.
«On ne pensait jamais pouvoir servir de nouveau dépassé le cap des 50 ans. Il y a seulement cinq ans, on aurait été bons pour la poubelle. Mais le marché du travail a beaucoup changé depuis. Notre expérience, notre sens des responsabilités et notre assiduité au travail sont maintenant reconnus comme des atouts», a fait valoir Daniel Héroux, un des participants.
«Avant, les employeurs jetaient au rebut les travailleurs de plus de 50 ans. Maintenant, ils voient leur erreur», a ajouté Léonard Lessard. «Notre savoir-faire est encore utile, mais il est en train de se perdre. Les plus jeunes employeurs doivent le comprendre», a renchéri M. Héroux.
Tout un boost pour la confiance en soiChaque participant n’avait d’ailleurs que de bons mots à l’endroit de l’ICTA. «Quand j’ai perdu mon emploi, je me demandais vraiment ce que j’allais faire. J’étais découragé. Le groupe m’a motivé à aller plus loin», a raconté Denis Ulhorn. «Ça m’a vraiment ouvert les yeux pour me réorienter. À présent, je sais où je m’en vais», a affirmé Serge Labrecque. «C’est ce qui m’a permis de remettre un pied devant l’autre», a relaté Daniel Héroux.
«Notre savoir-faire est encore utile, mais il est en train de se perdre. Les plus jeunes employeurs doivent le comprendre» - Daniel Héroux
«Ressortir mes forces et mes faiblesses m’a permis de reprendre toute une confiance en moi», a souligné Peter David, qui s’apprêtait à faire ses adieux au groupe pour aller occuper un nouvel emploi lorsque nous l’avons rencontré. «Plus qu’une formation, c’est une thérapie», a lancé M. Héroux, appuyé à l’unanimité par les participants.
Mise au pointLes formations ont aussi permis aux participants de faire une bonne mise au point de leurs capacités et de ce dont ils avaient vraiment envie de faire. «On a également démystifié la recherche d’emploi, ce qui n’est pas toujours évident rendu à notre âge», a signalé Francine Lanthier. «Et on a appris à se vendre en fonction des besoins de l’employeur afin de décrocher le gros lot au lieu de se faire toujours revirer de bord», a ajouté Daniel Héroux.
Plusieurs participants n’avaient d’ailleurs jamais dû se chercher un emploi, ayant occupé le même travail pendant toute leur vie. «Ma dernière entrevue remontait à il y a plus de 25 ans. Et je n’avais jamais eu à faire de c.v.», a indiqué Léonard Lessard.
Le prochain club de recherche d’emploi ICTA débutera le 24 avril. Pour s’inscrire, on contacte l’intervenante Lucie Boulet au 819-797-0822 # 228 ou au v-t-@vision-travail.qc.ca. Le programme est aussi offert en Abitibi-Ouest et au Témiscamingue.



