Après la Chine, le Brésil?

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Patrick Rodrigue
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Huit compagnies minières visiteront la région

Pas moins de huit compagnies minières brésiliennes parmi les plus importantes de la planète visiteront prochainement l’Abitibi-Témiscamingue en vue d’établir des maillages avec les entreprises de la région.

Le passage récent de plusieurs entreprises de la région au salon minier Centamin, au Chili, laisse miroiter de nombreuses occasions d’affaires.

Au cours de ces trois journées organisées par 48e Nord International, les minières brésiliennes, qui enverront chacune un ingénieur et un responsable des achats, visiteront les principaux équipementiers et entrepreneurs de la région et, surtout, pourront constater les relations particulières qui unissent ces derniers aux sociétés minières qui œuvrent sur le territoire.

Rencontre prometteuse

La directrice générale de 48e Nord International, Claude Thibault, n’est pas peu fière de cet accomplissement. «La délégation brésilienne va d’abord faire un arrêt à Toronto, puis un autre à Montréal. Mais dans chaque cas, on parle d’une demi-journée orchestrée par des cabinets d’avocats. Dans notre cas, ils viennent pendant trois jours rencontrer directement des entrepreneurs», fait-elle valoir.

L’Abitibi-Témiscamingue a d’ailleurs tout à gagner de cette visite, considère Mme Thibault.

«Le Brésil compte quelque 3000 mines sur son territoire, dont 80 pour cent sont à ciel ouvert. C’est un pays très protectionniste qui émet des réticences à l’idée de recourir à des fournisseurs extérieurs, sauf en ce qui concerne les mines souterraines. Ce qui tombe en plein dans notre créneau d’expertise. Les Brésiliens vont constater à quel point toutes les composantes de notre secteur minier sont intégrées et complémentaires. C’est là qu’on peut en tirer quelque chose», fait-elle valoir.

D’Edmonton jusqu’en Afrique de l’Ouest

Dans la même veine, une délégation d’entreprises québécoises parrainée par 48e Nord International participe en ce moment au congrès annuel de l’Institut canadien des mines, qui cette année se déroule à Edmonton, du 6 au 9 mai. Encore là, la région devrait en retirer des bénéfices.

«On attend notamment une importante délégation de gens de la Saskatchewan, du Burkina Faso, du Sénégal et du Mali. Nul doute que des relations d’affaires très intéressantes pourraient en découler. Sans compter d’éventuels partenariats avec l’Alberta et la Colombie-Britannique», a mentionné Claude Thibault, quelques jours avant son départ.

Le nouvel Eldorado

Une autre mission commerciale, cette fois réalisée du 9 au 13 avril au salon minier Centamin du Chili, a donné des résultats prometteurs, alors que les 14 entreprises québécoises qui y ont pris part, dont la majorité de l’Abitibi-Témiscamingue, ont enchaîné pas moins de 38 rencontres d’affaires, en plus des activités régulières prévues au programme.

«Le Chili est le 1er producteur de cuivre au monde. De plus, on y prévoit des investissements de 78 milliards $ au cours des prochaines années. Nul doute qu’il y a des niches que nous pouvons avantageusement occuper avec notre expertise et nos compétences uniques au monde. Et pas seulement dans les grosses entreprises. Même une PME peut exporter son savoir avec succès. C’est pourquoi on invite un maximum d’entrepreneurs de la région à nous contacter.»

Organisations: Institut canadien

Lieux géographiques: Chine, Edmonton, Toronto Montréal Afrique de l’Ouest Saskatchewan Burkina Faso Sénégal Mali Alberta Colombie-Britannique Chili

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