Intitulé Tout ce que tu possèdes, le 6e long-métrage de M. Émond met en vedette Patrick Drolet dans le rôle d’un trentenaire désabusé qui refuse un important héritage parce qu’il s’agit de biens mal acquis. Le passé reviendra alors le hanter d’une bien curieuse manière, et une rencontre aussi inattendue qu’improbable redonnera un sens à sa vie.
«Quand je reviens ici, j’ai l’impression d’être chez nous, a mentionné le réalisateur, qui était venu à Rouyn-Noranda en 2009 présenter La Donation. Je tiens à montrer tout le Québec dans mon cinéma. Pour moi, le Québec ne s’arrête pas au bord du pont Jacques-Cartier.»
Tout ce que tu possèdes sera projeté lors de la soirée d’ouverture, le samedi 27 octobre.
Jean-Claude Lord va faire jaser
Le dimanche soir, les gens risquent fort de jaser, alors qu’ils auront l’occasion de visionner Les Criminelles, un documentaire-choc de Jean-Claude Lord qui expose le travail du sexe vu par celles qui en vivent de façon volontaire et pleinement assumée, tout en explorant la confusion des valeurs en matière de sexualité.
«Le film va faire jaser, c’est certain, a lancé M. Lord. D’ailleurs, dès que j’ai déposé mon projet, il a tout de suite été refusé par les Téléfilm et Sodec de ce monde. J’ai par contre trouvé le moyen de contourner ces rejets pour faire un film sans compromis pour moi grâce à des amis. Le film a ainsi été mené à terme avec la somme de 9000 $ et beaucoup de bénévolat.»
Le documentaire, qui n’était pas encore tout à fait terminé lors du dévoilement du film d’ouverture, le 23 août, pose deux questions: pourquoi la nudité publique est-elle si offensante et pourquoi deux adultes consentants qui ont une relation sexuelle contre rémunération sont traités comme des criminels, alors que ce n’est pas le cas si c’est contre un repas, une faveur, etc. «J’examine quelles sont les conséquences sociales de cette hypocrisie», a précisé le réalisateur.
«Je tiens à montrer tout le Québec dans mon cinéma. Pour moi, le Québec ne s’arrête pas au bord du pont Jacques-Cartier» - Bernard Émond
Hommage à Jean-Pierre Tadros
Toujours le dimanche soir, le Festival rendra aussi hommage au journaliste Jean-Pierre Tadros. «Plus qu’un journaliste, c’est un témoin qui nous suit depuis maintenant 31 ans, a indiqué Jacques Matte, qui avec Louis Dallaire et Guy Parent a fondé le Festival. C’est lui qui, à l’époque où il travaillait au Devoir, a écrit le tout premier article publié sur nous dans un journal. On ne le voit jamais, mais il est toujours là.»
Une affiche pleine de sens
Les organisateurs en ont également profité pour dévoiler l’affiche de la 31e édition, une réalisation de la graphiste Geneviève Roy. «La forêt de cyprès et la neige nous rappellent la région et le moment du festival, tandis que les bois d’orignal évoquent son symbole, a-t-elle expliqué. Le personnage représente quant à lui la relève.»



