Le comité organisateur a concocté une programmation plutôt étoffée autour de ce thème, qui a caractérisé le développement de plusieurs villes de l’Abitibi-Témiscamingue. «Le phénomène des villes champignons résume plusieurs réalités vécues depuis le début de l’Abitibi. C’est encore vrai aujourd’hui avec le boom minier que l’on vit. On a voulu aborder de différentes façons les effets de ce développement fulgurant sur notre culture et notre façon d’être», explique Serge Bordeleau, président du Festival.
Vues d’ici
La programmation laissera bien peu de temps aux festivaliers pour souffler, avec quatre soirées très bien remplies.
L’un des moments forts sera sûrement la soirée Vues d’ici du samedi soir, qui avait fait salle comble l’an dernier au Cinéma Capitol. En première partie, trois courts-métrages réalisés par des cinéastes d’ici et s’étant démarqués au niveau national ou international seront présentés, soit Félix et Malou de Sophie Dupuis, Déboire de Délia Gunn et Serge Bordeleau ainsi que Nostradamos, vainqueur du DocuMenteur 2011.
Par la suite, les cinéphiles pourront découvrir les œuvres de six cinéastes de la région réalisées pour le Festival, selon le thème Boomtown. Martin Blais, Isabelle Rivest, Dominic Leclerc, Patrick Pellegrino, Marie-Josée Sévigny et Jean-Robert Simard ont tous relevé ce défi.
«C’est vraiment une activité importante pour le Festival parce qu’elle aborde un aspect spécifique de la région et amène des réalisateurs à y poser un regard nouveau, afin de mieux la comprendre», précise le président.
Cette soirée du samedi se conclura par la présentation en avant-première mondiale de L’Or des autres, un documentaire du Rouynorandien Simon Plouffe tourné entre 2006 et 2010. Le film témoigne de l’implantation d’une mine à ciel ouvert en prenant exemple du projet d’Osisko à Malartic.
Impro, histoire et SOS Wapikoni
Tout comme en 2010, le Festival débutera avec une soirée d’improvisation le jeudi soir, à l’agora du Cégep.
Le lendemain, la soirée historique est de retour avec Paul-Antoine Martel à l’animation, à la Cité de l’Or. On y dépoussièrera des archives vidéo inédites traçant les hauts et les bas du développement de la région. La projection Douteux.org suivra à la Méchante salle, en fin de soirée.
Enfin, la soirée de clôture du dimanche 11 septembre, organisée par le Ciné-club Promovues, débutera par une activité SOS Wapikoni mobile. Huit courts-métrages issus de ce projet auprès des autochtones seront présentés et il sera possible d’y signer une pétition d’appui.
Le Festival se terminera par les projections des populaires films Voir Ali de Martin Guérin et Opasatica d’Éric Morin.
«Nous sommes vraiment très heureux de la diversité de la programmation. Plusieurs choses se sont confirmées à la dernière minute, à notre grand soulagement. Nous avions eu un beau succès l’an passé et on vise encore plus haut. On espère que les salles seront pleines pour tous nos événements», conclut Serge Bordeleau.


