Pour le musicien de 25 ans, qui roule sa bosse depuis déjà quelques années, cet album était l'occasion d'immortaliser une dizaine de mélodies à saveur bluegrass, folk, blues et celtique sur ses textes parfois humoristiques, parfois engagés, mais toujours bien ancrés dans la réalité abitibienne.
«Dylan Perron & Élixir de Gumbo, c'est mon projet de composition francophone acoustique. Ça faisait longtemps que je voulais faire mon propre album. Jouer pour les autres, c'est bien beau, mais… Et c'est un album en français parce que je suis un peu tanné des francophones qui font des chansons en anglais et qui ont besoin d'un dictionnaire pour écrire», déclare celui qui s'inspire de Gilles Vigneault et Richard Desjardins pour l'écriture.
Autoproduit
Autoproduit («je n'ai reçu aucune aide extérieure sauf de mon père et de ma blonde qui me supportent»), l'album a été surtout enregistré par Dylan, chez lui, sur son Mac. Il est accompagné des contrebassistes Olivier Hébert et Philippe Frumignac, de la violoniste Lisa Demay et des choristes Marie-Hélène Massy-Émond et Alexandre Veillette. On peut aussi entendre un quatuor à cordes par moments. Il joue lui-même tous les autres instruments (banjo, mandoline, guitare, accordéon, harmonica, podorythmie, dobro, etc.). L'album a ensuite été mixé par Yannick St-Amant, à Trécesson.
«L'enregistrement s'est étalé sur neuf mois. Je voulais d'abord le sortir l'été dernier, mais j'ai finalement décidé de prendre le temps qu'il fallait pour être vraiment fier du résultat. Je suis très satisfait. Disons que c'est beaucoup plus achevé et étoffé que ça devait l'être au départ. C'est étonnant pour quelque chose qui devait être broche à foin», admet bien candidement celui qui a confié le graphisme et les photos de la pochette son cousin, Jean-Sébastien Perron.
Tout composé, tout écrit
L'album comporte dix chansons, quatre morceaux instrumentaux et un petit brûlot à saveur politique servant d'introduction à Jeu de société/Quadrille des longs couteaux.
«Héritage lourd et Je m'en retourne chez nous sont les chansons avec lesquelles j'avais gagné le concours du FRIMAT en 2008. Hamérricana, je l'avais composée pour United Steel Workers of Montreal, mais ils ne l'ont pas prise. C'est pour ça qu'elle est dans leur esthétique, avec l'accordéon et la voix féminine. La Chiasse galerie, c'était pour les Irish Bastards (dont il est toujours membre)», raconte celui qui a tout composé et tout écrit pour l'album.
Partout au Québec
Pourquoi l'humour et le côté festif sont-ils aussi présents sur l'album de Dylan Perron? «Je joue dans les bars et ça passe beaucoup mieux avec l'humour. Et puis j'aime sourire. Ça aide à mettre le party. J'avoue que les deux ballades seront plus difficiles à intégrer», confie-t-il.
Maintenant, le Lamottois entend donner plusieurs spectacles pour faire connaître son album. «Je veux aller jouer partout au Québec d'ici la fin de l'été. Je l'ai vu avec les Steel Workers, qui était un touring band. Il faut tourner son album et aller voir les gens. Je veux faire des festivals cet été», précise celui qui a fait trois fois le tour du Canada avec le défunt groupe United Steel Workers of Montreal.
On peut trouver les points de vente et entendre les chansons de l'album sur la page Facebook de Dylan Perron & Élixir de Gumbo.
Vous pouvez relire deux précédents articles sur Dylan Perron:



