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Brigitte Toutant voit enfin son projet illuminé

L’œuvre illuminée de Brigitte Toutant, sur la façade principale du Centre culturel de Val-d’Or.(Photo: gracieuseté)

L’œuvre illuminée de Brigitte Toutant, sur la façade principale du Centre culturel de Val-d’Or.(Photo: gracieuseté)

Myriam Grenier
Publié le 12 Avril 2012
Publié le 11 Avril 2012
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Abitibi Express

Elle a créé l’œuvre à l’extérieur de la Salle Félix-Leclerc

Même si l’immense œuvre de Brigitte Toutant orne le mur extérieur de la Salle Félix-Leclerc de Val-d’Or depuis déjà plusieurs mois, l’artiste de Rouyn-Noranda vient tout juste de la voir illuminée.

Sujets :
Installations Média-Pub , Salle Félix-Leclerc , Québec

«Je suis tellement occupée que je n’avais pas vu le résultat final le soir. J’aime vraiment l’effet que ça donne», affirme Mme Toutant. Selon elle, plusieurs n’ont toujours pas remarqué sa sculpture, intitulée Foisonnement.

Pourtant, sa représentation de pics de guitare sur des tiges d’aluminium s’impose par sa grandeur. «Elle mesure 23 pieds, souligne l’artiste. J’ai publié récemment la photo sur Facebook, et certains ont eu connaissance de l’œuvre de cette façon.»

Mme Toutant a réalisé cet exploit dans le cadre du fameux programme «un pour cent» des œuvres intégrées à l’architecture d’un endroit public. «Je suis inscrite dans une banque d’artistes. Même si je fais habituellement de la peinture, le comité m’a approchée. J’ai proposé un projet et il a été accepté», se souvient-elle.

Elle Québec l’inspire

Pour sa sculpture, l’artiste a trouvé l’inspiration… dans le magazine féminin Elle Québec. «J’ai vu la photo d’une robe de paillettes. J’aimais le mouvement, l’effet de vague. L’idée des pics de guitare, pour un lien avec la musique jouée dans la Salle Félix-Leclerc, m’est venue», raconte Mme Toutant.

Elle conçoit donc la maquette et remet la portion soudage à l’entreprise Installations Média-Pub. «Je devais m’assurer de la durabilité de l’œuvre, puisqu’elle se trouve dehors, avec la pluie, le vent et la lumière. Je n’étais pas rassurée par l’utilisation de la peinture, ma pratique habituelle. J’ai donc choisi l’aluminium», confie l’artiste.

Cette dernière a aussi pensé à l’apparence de son œuvre, autant le jour que le soir. «Le jour, un mouvement de paillettes suggère une étoffe, des écailles qui respirent. Comme si le son, une vibration de l’intérieur du bâtiment, avait une incidence. De soir, vu l’éclairage unidirectionnel du haut vers le bas, nous sommes en présence d’un hybride de colonnes vertébrales et de chaînes d’ADN», a-t-elle écrit dans le dossier de présentation de son projet.

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