Installé à Val-d’Or depuis 1957, M. Davignon y a fondé le Conservatoire de musique en 1964, où il a enseigné jusqu’à sa retraite en 1989. On lui doit plusieurs grandes œuvres, dont la Suite abitibienne, composée en 1967 avec le poète Jean Neveul. Reçu de l’Ordre Canada en 1988, il a aussi accepté la Médaille de l’Assemblée nationale en 2010.
«Il s’agit évidemment d’une perte énorme, souligne l’artiste et enseignant Donald Ferland. On va se souvenir de lui comme quelqu’un qui a rendu la musique accessible en jetant les bases des conservatoires dans les régions. Il avait un grand attachement pour Val-d’Or et il a tenu à y rester jusqu’à la fin de sa vie. Il aurait pu s’installer dans un grade ville, mais il avait un côté bâtisseur en lui.»
Donald Ferland rappelle qu’Edgard Davidgnon a été un homme marquant pour toute une génération de musiciens formés en Abitibi. «Il a été un mentor et un ami. M. Davignon a été mon enseignant, mais aussi mon patron, celui qui m’a donné ma première chance. Il avait des allures autoritaires, mais il était aussi capable des plus grands fous rires. C’était vraiment quelqu’un de bien. Quand il croyait en toi, c’était pour la vie. Il ma me manquer, comme à plusieurs de ses amis, j’en suis sûr.»
Hommages
Le décès d’Édgard Davidgnon survient quelques mois à peine après deux hommages importants qui lui ont été rendus à Val-d’Or. Le Festival de classique de l’Abitibi-Témiscamingue lui avait réservé un concert spécial lors de sa soirée de clôture, le 22 août. On y avait alors présenté une vidéo relatant sa brillante carrière. De plus, la Ville de Val-d’Or a inauguré en octobre un parc en son honneur dans le secteur du lac Blouin.
«Je suis content qu’il ait pu recevoir ces hommages alors qu’il était encore bien physiquement. On ne pouvait pas passer à côté de tels hommages», souligne Donald Ferland, directeur artistique du Festival classique.


