Âgée de 24 ans (bientôt 25), Mme Turgeon est originaire de Rouyn-Noranda et diplômée de l’UQAM en gestion publique. Malgré son jeune âge, elle s’implique en politique depuis huit ans déjà au sein du Parti libéral. «C’est une journée très spéciale et forte en émotions pour moi, a-t-elle mentionné lors de l’annonce de sa candidature, lundi après-midi.
«J’ai grandi ici, je m’implique dans ma communauté depuis mon jeune âge dans le but de la faire progresser, je connais bien le comté et j’espère donner aux jeunes le goût de s’impliquer en politique, a poursuivi Melissa Turgeon. Le comté a été très bien servi par Daniel Bernard et le Parti libéral; je veux donc continuer dans ce sens. Oui, le gouvernement a pris des décisions importantes et parfois impopulaires, mais c’était dans l’intérêt des Québécois. Je vais mener une campagne de terrain, à l’image de ce que je serais comme députée», a-t-elle raconté.
Un choix logique, selon Bernard
La famille régionale du PLQ était réunie au grand complet à Rouyn-Noranda pour cette annonce et le ministre Pierre Corbeil n’allait pas rater l’occasion de vanter sa protégée.
«Notre parti propose un plan pour réaliser le plein potentiel de la région et du Québec, et dans cet objectif, on fait une belle place à une jeune femme dans notre équipe régionale, a-t-il signalé. Je suis convaincu qu’elle va succéder à Daniel Bernard comme députée et qu’elle va continuer l’excellent travail qu’il faisait.»
Selon M. Bernard, qui a annoncé au début avril qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections, Mélissa Turgeon se voulait un choix logique pour le PLQ dans Rouyn-Noranda/Témiscamingue. «Un peu comme moi, c’est une personne de caractère, fonceuse, dynamique et honnête, a-t-il affirmé. C’est aussi quelqu’un qui aime les gens, qui veut leur bien et qui va travailler pour eux.»
«Si je me lance en politique, c’est parce que c’est le meilleur moyen pour faire bouger les choses» - - Melissa Turgeon
L’âge, pas un obstacle
Pour Daniel Bernard, le jeune âge de Mme Turgeon ne représente pas un obstacle quant à ses chances de victoire aux élections. «Pierre Brien avait 23 ou 24 ans quand il s’est fait élire la première fois, Gilles Baril avait environ le même âge, et plus récemment, on a vu Christine Moore gagner une élection, a-t-il fait remarquer.
«Ce n’est pas l’âge qui fait un bon député, mais l’amour pour les gens et l’intérêt qu’il va porter à la job, a ajouté M. Bernard. Je côtoie Melissa depuis huit ans et je peux vous dire que les gens vont découvrir une candidate formidable. Elle est impliquée socialement depuis sa jeunesse et elle a travaillé pour des cabinets de ministres, dont Michelle Courchesne», a-t-il signifié.
«Je suis une passionnée»
Chose certaine, Melissa Turgeon va détonner dans le paysage électoral alors qu’elle affrontera les vétérans Gilles Chapadeau, du Parti québécois, Bernard Flébus, de la Coalition Avenir Québec, et Guy Leclerc, de Québec Solidaire. Comme elle représente le parti au pouvoir, elle risque d’être la cible de bien des attaques de ses adversaires pendant la campagne électorale.
«Je vais faire valoir que M. Bernard et le PLQ ont accompli du très bon travail pour la région. Ce parti correspond à mes valeurs de justice sociale, de vie intergénérationnelle et de développement économique, a expliqué Mme Turgeon, une ancienne joueuse des Astrelles du soccer. Je suis près des gens, je veux les représenter, je suis une passionnée et si je me lance en politique, c’est parce que c’est le meilleur moyen pour faire bouger les choses», a-t-elle soutenu.



