Résolu à la fois optimiste et inquiet pour ses usines

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Martin Guindon
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Le président Richard Garneau tend la main aux communautés

À la fois optimiste et inquiet pour l'avenir de ses usines dans la région, le président de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau, a tendu la main aux communautés locales qu'il a rencontrées à Amos, mercredi.

Lors d'un point de presse qui a suivi cette rencontre, M. Garneau a expliqué être venu faire une mise à jour de la situation des usines du groupe dans la région auprès des intervenants socioéconomiques du milieu. Un rapprochement réussi avec la communauté d'affaires régionale.

«Nous avons obtenu une information honnête et c'est ce que l'on voulait de la part de Résolu, a affirmé Donald Blanchet, président de la Chambre de commerce d'Amos-région, à sa sortie de la rencontre. Disons que pour l'usine de papier journal d'Amos, c'est rassurant à moyen terme, mais on devra être vigilants. M. Garneau a aussi fait un mea culpa quant à ses relations avec les communautés. Il s'est engagé à venir nous voir une fois, peut-être même deux fois par année, pour que l'on puisse travailler ensemble.»

Amos en meilleure position

À propos de l'usine de papier journal d'Amos, M. Garneau s'est en effet montré rassurant. Il a d'abord indiqué que les gestes posés, notamment par les employés, auront eu les effets escomptés. «On a fait du progrès, a-t-il déclaré. L'usine est à peu près au milieu de la courbe au niveau des coûts de fabrication, quand on la compare à nos autres usines dans le papier journal. C'est beaucoup mieux que dans le troisième quart où elle se situait auparavant.»

Toutefois, la demande en papier journal continue de chuter comme elle le fait déjà depuis dix ans. «Et quand on voit le redémarrage d'autres usines (comme White Birch), ça nous inquiète beaucoup parce que la demande se contracte. Ce qu'on dit aux gens, c'est qu'un redémarrage à un endroit va probablement entraîner une fermeture ailleurs», a-t-il ensuite prévenu.

Moins de bois, pour plus cher

Produits forestiers Résolu opère aussi des scieries à Senneterre et Lebel-sur-Quévillon (Comtois). L'embellie au niveau des mises en chantier aux États-Unis, qui devrait avoir un effet bénéfique sur les prix du bois d'œuvre, le réjouit. «On a de très bonnes raisons d'être optimistes dans ce secteur. Mais il faut suivre la situation de près», a-t-il admis.

Richard Garneau a rappelé que l'industrie forestière québécoise était aux prises avec le plus haut prix de la fibre en Amérique du Nord. Et il y a les approvisionnements en forêt publique qui ne cessent de diminuer. Autant d'embûches à la rentabilité que Résolu devra surmonter.

«Il y a d'autres consolidations qui devront prendre place pour nous assurer que les scieries auront assez de matière première pour être mesure d'opérer à 90 pour cent de leur capacité» Richard Garneau

Des scieries menacées?

«Les changements que l'on va subir encore en 2013, avec une réduction de 11 pour cent des approvisionnements, c'est sûr que ça nous inquiète. Nos usines ont environ le tiers de ce dont elles ont besoin pour opérer à plein rendement. Nous avons une excellente usine à Senneterre, mais on n'a pas assez de bois. Et celle de Comtois opère de façon intermittente. Et ce n'est pas juste Résolu, toutes les scieries ont les mêmes problèmes d'approvisionnement», a-t-il affirmé.

Y aurait-il encore trop d'usines de sciage dans la région? Richard Garneau craint que oui. «C'est une hypothèse qui fait énormément de sens. Il y a d'autres consolidations qui devront prendre place pour nous assurer que les scieries auront assez de matière première pour être mesure d'opérer à 90 pour cent de leur capacité», a-t-il répondu.

Organisations: Produits forestiers Résolu, Chambre de commerce d'Amos-région

Lieux géographiques: Amos, Senneterre, États-Unis Amérique du Nord Lebel-sur-Quévillon

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