Place aux jeunes, plus que jamais d’actualité

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Patrick Rodrigue
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Le programme se prépare à célébrer ses 20 ans en Abitibi-Ouest

Après 20 ans d’existence en Abitibi-Ouest, Place aux jeunes a-t-il encore sa place? Alors que ses détracteurs considèrent qu’il s’agit d’un gaspillage de fonds publics, nombreux sont ceux qui, au contraire, soulignent plus que jamais son importance.

Après avoir bénéficié des services de Place aux jeunes en Abitibi-Ouest, Karel Raymond y agit à présent comme marraine et au sein du comité organisateur.

C’est le cas, notamment de Karel Raymond. Originaire d’Amos, elle s’est établie à La Sarre en 2008, un an après avoir participé à Place aux jeunes en Abitibi-Ouest (PAJAO). Depuis, elle assume la fonction de coordonnatrice des ressources humaines et des relations de travail à la mine Casa Berardi d’Aurizon. Depuis cette même date, elle s’implique aussi dans le comité organisateur de PAJAO, en plus d’agir comme marraine auprès des participants.

«À la fin de mes études, j’ai été contactée directement par Aurizon. Si je n’avais pas participé à Place aux jeunes, je n’aurais probablement jamais eu de contacts avec la compagnie, qui n’aurait jamais entendu parler de moi. Ç’a donc été très bénéfique dans mon cas. Mon implication, c’est donc une manière de donner au suivant», explique-t-elle.

Des contacts essentiels

À l’heure où certains font valoir que la vigueur de l’économie en Abitibi-Témiscamingue suffit pour attirer des gens de l’extérieur, Mme Raymond estime au contraire que PAJAO offre des avantages qu’il serait très difficile d’obtenir autrement.

«Ce qui distingue Place aux jeunes, ce sont les contacts que ça nous permet d’établir avec les employeurs. Oui, j’aurais pu décider de venir m’établir par moi-même, mais ça n’aurait pas été aussi facile. Tu peux toujours te rendre auprès d’un employeur et lui dire “Bonjour, je m’appelle Karel et je reviens en région pour travailler”, mais il risque de se montrer pas mal moins intéressé que s’il a déjà pu te rencontrer lors des séjours exploratoires. Place aux jeunes, c’est une excellente porte d’entrée», fait-elle valoir.

«Place aux jeunes, c’est une excellente porte d’entrée» Karel Raymond

L’argument est encore plus valable, soutient Karel Raymond, si la personne exerce un métier très spécialisé. «Place aux jeunes t’aide alors à cibler les meilleures portes où aller frapper ou encore à identifier les personnes qui seront les plus aptes à t’aider à te placer», affirme-t-elle.

Un programme en constante évolution

Depuis la première cohorte en 1992, PAJAO a ainsi accueilli plus de 225 jeunes professionnels, en plus d’avoir sensibilisé plus de 1000 jeunes au retour en région par des activités organisées dans leur dernière année du secondaire.

Au fil du temps, la clientèle s’est aussi modifiée. D’abord constituée de jeunes originaires de la région qui se cherchaient un emploi, à une époque où le taux de chômage de la MRC frisait les 15 pour cent, PAJAO s’est mis à accueillir un nombre croissant de jeunes d’autres régions qui venaient surtout par curiosité, histoire de voir ce que l’Abitibi-Ouest pouvait leur offrir. Maintenant, on y retrouve de plus en plus d’immigrants, qui recourent au programme pour découvrir la région et voir les possibilités d’emploi.

Le Carrefour jeunesse emploi d’Abitibi-Ouest prépare une activité pour souligner les 20 ans de PAJAO. Dans cette optique, l’organisme lance un appel à tous les participants et parrains. Pour information: info@cjeao.qc.ca ou 819-333-1110.

Organisations: MRC

Lieux géographiques: Abitibi-Ouest, La Sarre, Mine Casa Berardi d’Aurizon Abitibi-Témiscamingue

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