«Plus qu’une formation, c’est une thérapie»

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Patrick Rodrigue
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Le programme de retour en emploi pour les 55-64 ans porte amplement ses fruits

Après déjà quelques cohortes, force est de constater que l’Initiative ciblée pour les travailleurs âgés (ICTA), un programme de retour en emploi pour les 55-64 ans offert par Vision-Travail Abitibi-Témiscamingue, c’est bien plus que des mots et des séances de formation.

Les participants à la cohorte actuelle de l’ICTA à Rouyn-Noranda: Pierre Portelance, Daniel Héroux, Denis Ulhorn, Monique Frigon, Lucie Boulet (intervenante à Vision-Travail), Ginette Larose, Francine Lanthier, Serge Labrecque, Peter David, Marcel Baulne et Léonard Lessard. Anne-Marie Rodrigue et Sylvie Laflamme (absentes sur la photo) sont pour leur part retournées sur le marché du travail en cours de route.

Alors que la présente cohorte, qui en était à sa 8e semaine lorsque nous en avons rencontré les membres, le 15 mars, prendra bientôt fin, déjà 3 des 12 participants se sont replacés dans un nouvel emploi. Et ceux qui restent sont plus que jamais confiants face à l’avenir.

«On ne pensait jamais pouvoir servir de nouveau dépassé le cap des 50 ans. Il y a seulement cinq ans, on aurait été bons pour la poubelle. Mais le marché du travail a beaucoup changé depuis. Notre expérience, notre sens des responsabilités et notre assiduité au travail sont maintenant reconnus comme des atouts», a fait valoir Daniel Héroux, un des participants.

«Avant, les employeurs jetaient au rebut les travailleurs de plus de 50 ans. Maintenant, ils voient leur erreur», a ajouté Léonard Lessard. «Notre savoir-faire est encore utile, mais il est en train de se perdre. Les plus jeunes employeurs doivent le comprendre», a renchéri M. Héroux.

Tout un boost pour la confiance en soi

Chaque participant n’avait d’ailleurs que de bons mots à l’endroit de l’ICTA. «Quand j’ai perdu mon emploi, je me demandais vraiment ce que j’allais faire. J’étais découragé. Le groupe m’a motivé à aller plus loin», a raconté Denis Ulhorn. «Ça m’a vraiment ouvert les yeux pour me réorienter. À présent, je sais où je m’en vais», a affirmé Serge Labrecque. «C’est ce qui m’a permis de remettre un pied devant l’autre», a relaté Daniel Héroux.

«Notre savoir-faire est encore utile, mais il est en train de se perdre. Les plus jeunes employeurs doivent le comprendre» Daniel Héroux

«Ressortir mes forces et mes faiblesses m’a permis de reprendre toute une confiance en moi», a souligné Peter David, qui s’apprêtait à faire ses adieux au groupe pour aller occuper un nouvel emploi lorsque nous l’avons rencontré. «Plus qu’une formation, c’est une thérapie», a lancé M. Héroux, appuyé à l’unanimité par les participants.

Mise au point

Les formations ont aussi permis aux participants de faire une bonne mise au point de leurs capacités et de ce dont ils avaient vraiment envie de faire. «On a également démystifié la recherche d’emploi, ce qui n’est pas toujours évident rendu à notre âge», a signalé Francine Lanthier. «Et on a appris à se vendre en fonction des besoins de l’employeur afin de décrocher le gros lot au lieu de se faire toujours revirer de bord», a ajouté Daniel Héroux.

Plusieurs participants n’avaient d’ailleurs jamais dû se chercher un emploi, ayant occupé le même travail pendant toute leur vie. «Ma dernière entrevue remontait à il y a plus de 25 ans. Et je n’avais jamais eu à faire de c.v.», a indiqué Léonard Lessard.

Le prochain club de recherche d’emploi ICTA débutera le 24 avril. Pour s’inscrire, on contacte l’intervenante Lucie Boulet au 819-797-0822 # 228 ou au v-t-@vision-travail.qc.ca. Le programme est aussi offert en Abitibi-Ouest et au Témiscamingue.

Lieux géographiques: Abitibi-Ouest, Témiscamingue

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