«Les poules sont calmes et ont plus d’espace»

Myriam
Myriam Grenier
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La Ferme Paul Richard a un nouveau poulailler de 1,3 M $

La Ferme avicole Paul Richard et fils de Rivière-Héva a construit un poulailler à la fine pointe au coût de 1,3 M $. Ce système de cages enrichies offre plus d’espace aux poules pondeuses avec 117 pouces carrés de surface plancher par poule, soit près du double des normes canadiennes.

Les rénovations les plus récentes de cette ferme remontaient à 1988. «Les cages étaient désuètes. L’entretien commençait à coûter cher. On a donc décidé de changer les cages. Après une visite en France et en Allemagne, on a choisi les cages enrichies», a expliqué l’une des propriétaires, Diane Vaillancourt. La Ferme devient donc la première au Canada à acquérir ce type d’équipement.

En plus des cages, le projet comprend un nouveau système de ventilation, qui pousse l’air et mélange l’air froid de l’extérieur avec l’air chaud de l’intérieur pour une meilleure circulation. Aussi, les murs mieux isolés permettent d’économiser sur le chauffage et l’éclairage a été changé par des lumières d’une durée de vie de 30 000 heures, consommant 80 pour cent moins d’énergie.

«On a encore deux poulaillers avec des cages traditionnelles. D’ici deux ans, on va probablement les changer aussi, si la production est rentable. On va commencer par payer celui-ci, puisqu’il s’agit d’un investissement totalement privé. On n’a reçu aucune subvention», a fait valoir Mme Vaillancourt.

Bien-être et efficacité

Dans le nouveau bâtiment, on retrouve 28 000 poules. «Si on avait des cages traditionnelles, on pourrait en posséder 49 000. Ç’a donc été une grosse décision à prendre», a soutenu Mme Vaillancourt.

Cette décision, l’entreprise familiale l’a prise pour diverses raisons. «On a pensé au bien-être de l’animal et au travail à accomplir. Comme les poules ne sont pas par terre, on est capable de faire les écurages, de les nourrir et ramasser les œufs de façon automatisée. C’est le meilleur des deux mondes», a estimé la propriétaire.

Le comportement des oiseaux a aussi penché dans la balance. «D’habitude, les petites poulettes sont nerveuses. Là, elles sont calmes. Elles marchent et se promènent d’un bord et de l’autre, a raconté Diane Vaillancourt. Aussi, depuis leur arrivée le 17 septembre, aucune mortalité n’a été enregistrée.»

Relève

Par ailleurs, si les fils de Diane Vaillancourt et de Maurice Richard n’avaient pas embarqué, le projet n’aurait pas vu le jour. «Nos deux fils sont très impliqués. Jean-Philippe, 24 ans, travaille déjà à la ferme. De son côté, Alexandre étudie au collège Macdonald de McGill en agronomie pour revenir ici dans trois ans. On est bien contents», a conclu Mme Vaillancourt.

Organisations: Macdonald de McGill

Lieux géographiques: France, Allemagne, Canada

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