«Des infrastructures de pointe à nos chercheurs»

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Dominic Chamberland
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Le Centre technologique des résidus industriels reçoit une subvention de 14 millions $

Les annonces gouvernementales se succèdent à un rythme soutenu dans l’actuel contexte électoral. Lundi, ce fut au tour du Centre technologique des résidus industriels (CTRI) du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue d’en profiter.

Au Cégep, l’annonce officielle d’une subvention de 14,3 millions $ du ministère du Développement économique et de l’Innovation pour le CTRI est considérée comme historique, rien de moins. «Je remercie les fonctionnaires du ministère; ça prenait une grande ouverture d’esprit pour croire à ce projet. Et non seulement, ils y ont cru, mais ils l’ont bonifié, a mentionné le directeur général du Cégep, Daniel Marcotte.

 «Pour nous, cette ouverture d’esprit a été un déclencheur et un support incroyable, a-t-il ajouté. Il faut aussi remercier l’équipe du CTRI, qui a dû travailler dans des conditions particulières, Ahcène Bourihane (le directeur général du CTRI), qui a pensé le projet de A à Z et qui fait preuve d’une extrême ténacité, sans oublier Daniel (Bernard) et Pierre (Corbeil), car sans nos députés régionaux, on l’aurait échappé», a raconté M. Marcotte.

 Le grand patron du Cégep a enchaîné en soulignant que «cette aide financière est primordiale pour le développement des créneaux d’excellence de la région, dont notre collège et le CTRI sont parties intégrantes. À 14 millions, c’est le plus gros investissement du genre au Québec, ce qui va procurer des infrastructures de pointe à nos chercheurs.»

Nouvel édifice et labos de recherche

D’une part, cette subvention de 14,3 millions $ servira à la construction d’un nouvel édifice du CTRI sur les terrains du Cégep de Rouyn-Noranda pour la mise en place de laboratoires qui permettront, entre autres, le traitement de résidus miniers, agricoles et forestiers.

 D’autre part, la contribution du gouvernement provincial servira à l’acquisition d’équipements de laboratoires pour la réalisation de projets de recherche technologique. «Le Cégep est reconnu depuis 2004 comme un CCTT (Centre collégial de transfert de technologie), mais les infrastructures ne suivaient pas toujours et en 2009, c’était devenu évident qu’il fallait trouver une solution, d’où le dépôt du projet», a signalé Daniel Marcotte.

 D’après Ahcène Bourihane, le CTRI, qui emploie une trentaine de spécialistes, pourra poursuivre plusieurs autres objectifs avec ce financement, comme augmenter sa capacité d’intervention et de transfert technologique, développer de nouvelles expertises, favoriser la rétention de personnel hautement spécialisé et aider en recherche des entreprises qui utilisent les biomasses. «Maintenant que nous avons les installations, on devra transformer notre savoir technique en savoir-faire pour le mettre au service des gens», a fait remarquer le directeur général du CTRI.

Fin 2013 ou début 2014?

Pour sa part, le ministre régional Pierre Corbeil a indiqué que les travaux devraient être complétés à la fin de 2013 ou au début de 2014. «Ce projet apportera des solutions concrètes et novatrices. Investir dans ce domaine, c’est un gage de prospérité», a-t-il affirmé.

 Et pour le député de Rouyn-Noranda/Témiscamingue, Daniel Bernard, cette annonce se voulait probablement sa dernière, lui qui a décidé de quitter la politique. «Tout le monde bénéficie d’un tel projet en raison de son impact positif sur l’environnement, a-t-il soutenu. D’un point de vue personnel, ça vient boucler la boucle de ma carrière politique. En 2004, ma première annonce avait été celle de l’accréditation du CTRI», a signifié M. Bernard.

Organisations: Centre technologique des résidus industriels, Centre collégial de transfert

Lieux géographiques: Québec, Rouyn-Noranda, Témiscamingue

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